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TICAD 9 : la BAD et le Japon s’allient pour un nouveau partenariat de 5,5 milliards de dollars

En marge de la neuvième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 9), le gouvernement japonais et la Banque africaine de développement (BAD) ont scellé, ce jeudi 21 août, un accord financier de 5,5 milliards de dollars. Ce protocole d’accord lance la sixième phase de l’initiative d’Assistance renforcée au secteur privé (EPSA…

En marge de la neuvième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 9), le gouvernement japonais et la Banque africaine de développement (BAD) ont scellé, ce jeudi 21 août, un accord financier de 5,5 milliards de dollars. Ce protocole d’accord lance la sixième phase de l’initiative d’Assistance renforcée au secteur privé (EPSA 6), un cadre stratégique destiné à mobiliser des ressources et à stimuler le développement économique du continent, selon un communiqué de la Banque publié le jour même.

Signé par Akihiko Tanaka, président de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), et Kevin Kariuki, vice-président de la BAD, cet accord couvre la période 2026-2028. Il marque une ambition accrue, l’enveloppe d’EPSA 6 dépassant d’un demi-milliard de dollars celle de la phase précédente (EPSA 5), tout en intégrant des garanties de soutenabilité de la dette pour les pays bénéficiaires.

Cet engagement s’inscrit dans un partenariat de longue date. Depuis le lancement d’EPSA en 2005, la collaboration entre la JICA et la BAD a permis de mobiliser plus de 12 milliards de dollars pour le financement de projets critiques en Afrique. « L’objectif ambitieux de 5,5 milliards de dollars fixé pour EPSA 6 est plus de cinq fois supérieur à celui de la première phase il y a vingt ans. Cela reflète la solidité croissante de notre partenariat », a déclaré M. Tanaka.

Une nouvelle priorité : la résilience face aux chocs

Une nouveauté de taille caractérise cette sixième phase : l’intégration de la « résilience » comme axe prioritaire. « Nous nous engageons à répondre non seulement au changement climatique, mais aussi à un large éventail de chocs », a annoncé le président de la JICA. Cette orientation stratégique vise à aider les pays africains, notamment ceux lourdement endettés, à renforcer leur capacité à absorber les crises tout en stimulant l’investissement privé.

Katsunobu Kato, ministre japonais des Finances présent à la cérémonie, a salué cette évolution, soulignant que « l’Afrique offre d’énormes opportunités pour une expansion significative des marchés ».

L’efficacité du mécanisme EPSA n’est plus à démontrer. Le vice-président de la BAD a rappelé les succès de la phase en cours (EPSA 5), dont l’objectif de cofinancement de 4 milliards de dollars est d’ores et déjà atteint. Avec 1,6 milliard de projets supplémentaires en cours de finalisation d’ici fin 2025, le total devrait atteindre 5,6 milliards de dollars, dépassant ainsi largement l’objectif initial de 5 milliards.

Historiquement, les fonds EPSA ont permis de financer des infrastructures essentielles telles que la centrale hydroélectrique de Bujagali en Ouganda, le premier satellite panafricain de télécommunications (RASCOM), ou encore l’usine d’approvisionnement en eau de Kigali au Rwanda.

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