Les militaires au pouvoir à Ouagadougou ont pris cette décision ce lundi 18 août 2025, à la suite de la publication d’un rapport des Nations Unies pointant des « violations contre des enfants » en lien avec le conflit armé en cours au Burkina Faso.
Nommée coordinatrice résidente du système des Nations Unies (SNU) au Burkina en juillet 2024, Carol Flore-Smereczniak est désormais déclarée persona non grata au pays des hommes intègres. Le gouvernement burkinabè lui reproche « sa responsabilité dans la coprésidence de l’élaboration d’un rapport compilant des données sans sources objectives, sans preuves ni justificatifs… ».
Ce rapport explosif, élaboré par les Nations Unies en s’appuyant sur ses équipes locales, impute notamment aux groupes armés djihadistes et à l’armée burkinabè des violences contre les enfants. Une version que réfutent les autorités burkinabè. Celles-ci dénoncent un rapport unilatéral et tronqué qui ne se fonderait sur « aucune enquête ou décision de justice pertinente ».
Malgré cette décision, le gouvernement burkinabè déclare qu’il entend poursuivre sa collaboration avec le SNU, mais sous un autre leadership.
