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Côte d’Ivoire : la Commission électorale propose d’avancer la date des législatives de trois mois

La Commission électorale indépendante (CEI) a proposé d’avancer la tenue des élections législatives ivoiriennes au samedi 27 décembre 2025, soit trois mois plus tôt que la date initialement fixée à mars 2026. L’annonce a été faite ce jeudi 14 août par son président, Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, lors d’une rencontre à Abidjan avec les parties prenantes au…

La Commission électorale indépendante (CEI) a proposé d’avancer la tenue des élections législatives ivoiriennes au samedi 27 décembre 2025, soit trois mois plus tôt que la date initialement fixée à mars 2026. L’annonce a été faite ce jeudi 14 août par son président, Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, lors d’une rencontre à Abidjan avec les parties prenantes au processus électoral.

Cette proposition de changement de date reste soumise à l’approbation du chef de l’État, conformément aux procédures institutionnelles en vigueur. L’institution électorale justifie cela par les dispositions de l’article 94 de la Constitution, qui encadre la convocation et l’ouverture de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale. Selon cet argument, la nouvelle date permettrait d’assurer la conformité juridique du processus tout en respectant le calendrier parlementaire prévu par la loi fondamentale.

Si elle actée, la nouvelle date des élections locales seraient donc fixées à à peine deux mois après l’élection présidentielle elle autre prévue en octobre, ce qui reconfigure substantiellement le calendrier politique. *

L’organisation rapprochée de ces deux scrutins pourrait en effet avoir un impact direct sur la mobilisation des électeurs et les dynamiques de campagne. La proximité entre la présidentielle et les législatives pourrait inciter les partis à coordonner leurs stratégies électorales, à mutualiser leurs ressources logistiques et à capitaliser sur l’élan politique généré par le scrutin présidentiel. Toutefois, ce resserrement du calendrier pourrait également poser des défis opérationnels en matière de préparation technique et de déploiement du matériel électoral.

Sur le plan logistique, la tenue des législatives fin décembre imposerait à l’administration électorale un rythme soutenu pour assurer la formation des agents, la mise à jour du fichier électoral et la distribution du matériel de vote. Les contraintes budgétaires et organisationnelles associées pourraient nécessiter une planification renforcée, notamment dans un contexte où la gestion simultanée de deux échéances majeures en moins d’un trimestre représente un test de capacité institutionnelle pour la CEI.

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