La banque centrale du Zimbabwe (v) encourage désormais les banques à réduire leurs réserves statutaires effectives à 15 %, dans le but d’alléger les liquidités et de stimuler les prêts, alors même que le pays traverse une crise financière aiguë.
Actuellement, les obligations de réserves peuvent atteindre 30 %, contraignant les banques à conserver une grande partie des dépôts inutilisés et limitant ainsi leur capacité à accorder des crédits. Les entreprises ont signalé une baisse significative des demandes de financement auprès des banques locales, les institutions financières adoptant des positions défensives face à la volatilité des devises, pour préserver l’adéquation de leurs fonds propres.
En réaction à cette paralysie du crédit et à l’affaiblissement de l’activité économique, la RBZ réagit à une crise croissante de liquidités. Toutefois, le maintien du taux directeur à 35 %, élevé, continuera à rendre les prêts particulièrement coûteux pour les entreprises.
Selon le gouverneur John Mushayavanhu, cité dans un rapport de la pomitique monétaire publié ce week-end, « les parties prenantes ont appelé à la réduction des exigences de réserves obligatoires en USD et en ZiG afin de renforcer la capacité de prêt des banques à leurs clients ». Ajoutant que la RBZ utilise les réserves statutaires comme outil de politique monétaire pour absorber l’excès de liquidités, un mécanisme essentiel pour maintenir la stabilité des prix. Il a aussi précisé que les exigences actuelles varient « entre 15 % et 30 % selon la nature des dépôts ».
