Niamey frappe fort. Le président Abdourahamane Tiani a signé l’ordonnance nationalisant la Société des mines du Liptako (SML), opérateur clé de l’or nigérien, détenu à 80 % par l’australien Mckinel Ressources Limited. Motif : promesses non tenues, investissements fantômes et situation financière au bord du gouffre. En six ans, l’engagement de mobiliser au moins 10 millions de dollars n’a jamais été respecté. Pire, la SML accumule des dettes fiscales envers l’État.
Installée sur deux permis d’exploitation — Samira Libiri et Bouloujounga — la SML est stratégique pour l’économie nigérienne. Le gouvernement affirme avoir donné toutes les facilités possibles avant de reprendre la main, au nom de la « pleine appropriation » des ressources naturelles par le peuple.
Ce coup de force intervient après la nationalisation en juin de la SOMAÏR (uranium), jusque-là aux mains du français Orano. Depuis le putsch de juillet 2023, Niamey déroule une ligne claire : récupérer le contrôle total de ses richesses minières.




