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Le Rwanda accepte d’accueillir jusqu’à 250 migrants expulsés des États-Unis

Le Rwanda et les États-Unis ont conclu un accord permettant le transfert de jusqu’à 250 migrants expulsés du territoire américain vers Kigali, a confirmé le gouvernement rwandais par la voix de sa porte-parole, Yolande Makolo. Signé en juin dernier à Kigali, cet accord s’inscrit dans la continuité de la politique migratoire de l’administration Trump, qui…

Les migrants accueillis ne seront pas contraints de rester au Rwanda et auront la possibilité de quitter le pays s’ils le souhaitent. ©DR

Le Rwanda et les États-Unis ont conclu un accord permettant le transfert de jusqu’à 250 migrants expulsés du territoire américain vers Kigali, a confirmé le gouvernement rwandais par la voix de sa porte-parole, Yolande Makolo.

Signé en juin dernier à Kigali, cet accord s’inscrit dans la continuité de la politique migratoire de l’administration Trump, qui vise à renforcer les expulsions de migrants en situation irrégulière, y compris vers des pays tiers. Une première liste de dix personnes a déjà été transmise par Washington pour évaluation, apprend-on.

« Le Rwanda a convenu avec les États-Unis d’accepter jusqu’à 250 migrants, en partie parce que presque toutes les familles rwandaises ont connu les difficultés du déplacement, et notre culture est fondée sur l’inclusion, la réhabilitation et la réintégration », a déclaré Yolande Makolo, citée par Reuters le 4 août 2025.

Un accueil sous conditions

Le Rwanda se réserve le droit d’accepter ou de refuser chaque personne proposée pour la réinstallation. L’accord exclut explicitement les individus condamnés pour des crimes graves, notamment les auteurs de violences sexuelles sur mineurs, ainsi que toute personne encore incarcérée ou faisant l’objet de poursuites pénales aux États-Unis.

Les personnes admises bénéficieront d’un accompagnement complet, incluant formation professionnelle, soins de santé et soutien au logement, afin de faciliter leur intégration dans un pays dont l’économie est l’une des plus dynamiques du continent africain.

Selon les autorités rwandaises, les États-Unis fourniront une aide financière sous forme de subvention pour soutenir la mise en œuvre de cet accord. Le montant de ce soutien n’a pas été précisé. Les migrants accueillis ne seront pas contraints de rester au Rwanda et auront la possibilité de quitter le pays s’ils le souhaitent.

Omerta

À ce jour, la Maison Blanche, le Département d’État et le Département de la Sécurité intérieure n’ont pas officiellement commenté cet accord. Interrogés par l’agence Reuters, ils n’ont pas donné suite.

Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large menée sous l’administration Trump, visant à déléguer l’accueil de migrants à des pays tiers, souvent plus pauvres. En mars, plus de 200 Vénézuéliens soupçonnés d’appartenance à des gangs ont été expulsés vers le Salvador.

Ce n’est pas la première fois que le Rwanda conclut ce type d’accord. En 2022, Kigali avait signé un partenariat controversé avec le Royaume-Uni, portant sur l’accueil de demandeurs d’asile entrés illégalement sur le sol britannique. Toutefois, cet accord n’est jamais entré en vigueur. Il a été officiellement annulé en 2023 par le Premier ministre Keir Starmer, alors nouvellement élu, en raison de multiples recours juridiques.

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