Mardi 3 novembre 2026

Accès Premium FR · EN

Finance africaine — depuis 2013

Hebdo des Bourses africaines : la Bourse du Nigeria exulte, Abidjan tempère, Casablanca se repose

Les marchés boursiers africains ont affiché des performances contrastées cette semaine, avec des gains notables pour certaines places boursières et des instabilités pour d’autres. La Bourse nigériane continue de surperformer, enregistrant une hausse de +5,07 %, portant sa performance de juillet à +16,57 %. MTN Nigeria a dominé, avec une augmentation de +20,00 % de…

Les marchés boursiers africains ont affiché des performances contrastées cette semaine, avec des gains notables pour certaines places boursières et des instabilités pour d’autres. La Bourse nigériane continue de surperformer, enregistrant une hausse de +5,07 %, portant sa performance de juillet à +16,57 %. MTN Nigeria a dominé, avec une augmentation de +20,00 % de sa capitalisation. Le marché nigérian reste solide et largement soutenu par l’essor des télécommunications et des services financiers mobiles. En Malawi, la Bourse de Lilongwe (MSE) a connu une envolée impressionnante avec un gain de +5,03 %, portant sa performance annuelle à +128,49 %, soutenue par un rebond significatif de Standard Bank Malawi (+34,31 %).

La Bourse ghanéenne a progressé de +4,82 %, grâce à une réduction historique de son taux directeur de 300 points de base. MTN Ghana et Republic Bank ont été les moteurs de cette dynamique haussière. En revanche, la Bourse d’Afrique centrale a pris du retard, car l’introduction en Bourse tant attendue de BGFI Holding à la BVMAC a été reportée indéfiniment en raison de tensions entre actionnaires et d’une décision judiciaire toujours en attente. La Bourse de Casablanca, quant à elle, a connu une performance plus modeste, se maintenant stable sans grandes hausses, alors que la BRVM a progressé de +0,55 %, soutenue par des valeurs comme Unilever CI (+43,37 %) et Alios Finance (+23,74 %).

Parallèlement, les métaux ont enregistré une forte hausse cette semaine, soutenus par la demande mondiale et les pressions sur les chaînes d’approvisionnement. L’or, en particulier, a enregistré un rebond notable, attirant l’attention des investisseurs dans un contexte économique mondial de plus en plus volatile.

Derrière ces gains boursiers, la dette publique demeure une préoccupation majeure pour plusieurs pays africains. Dans un environnement marqué par des taux d’intérêt mondiaux élevés, les gouvernements africains sont confrontés à des défis pour maintenir la stabilité économique sans augmenter la pression fiscale, au risque de nourrir des tensions sociales et politiques. L’OPEP+, pour sa part, a annoncé une augmentation de sa production de pétrole de 547 000 barils par jour en septembre, ce qui a contribué à faire reculer le prix du baril de Brent sous les 70 USD. Cette dynamique a une influence directe sur l’économie mondiale et, par ricochet, sur les marchés boursiers africains.

En dehors du continent, l’annonce de la démission inattendue de la gouverneure de la Fed, Adriana Kugler, pour se consacrer à l’enseignement, a créé une onde de choc, offrant à Donald Trump l’occasion de renforcer sa position au sein de l’institution avec la nomination d’un nouveau membre. Cela intervient dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes, notamment avec la Russie. Le déploiement de sous-marins nucléaires par les États-Unis, suite à des déclarations provocatrices de Dimitri Medvedev, a ravivé la demande d’or ce week-end, soulignant l’instabilité des relations internationales.

Ainsi, août 2025 reste un mois marqué par un environnement économique mondial en perpétuelle évolution, où les réformes locales, l’évolution des matières premières et les décisions géopolitiques continuent d’influencer la direction des marchés boursiers africains.

Financial Afrik Premium