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Sénégal : Hausse de 10,2% des ressources globales mobilisées par l’Etat au premier trimestre 2025

Les ressources globales mobilisées par l’Etat du Sénégal ont enregistré une hausse de 10,2% au premier trimestre 2025 comparées à la même période de l’année 2024, selon les données de la Direction de la Prévision et des Etudes Economiques (DPEE) basée à Dakar. Ces ressources globales sont estimées à 1032,5 milliards de FCFA (1,858 milliard…

Les ressources globales mobilisées par l’Etat du Sénégal ont enregistré une hausse de 10,2% au premier trimestre 2025 comparées à la même période de l’année 2024, selon les données de la Direction de la Prévision et des Etudes Economiques (DPEE) basée à Dakar.

Ces ressources globales sont estimées à 1032,5 milliards de FCFA (1,858 milliard de dollars) à fin mars 2025 contre 937,1 milliards de FCFA (1,686 milliard de dollars) un an plus tôt. Selon la DPEE, elles sont constituées de recettes budgétaires s’élevant à 1019,8 milliards de FCFA et de dons évalués à 12,7 milliards de FCFA.

 En glissement annuel, les ressources se sont accrues de 95,4 milliards de FCFA à la faveur de l’évolution favorable du recouvrement des recettes fiscales. « En effet, explique la DPEE, les recettes fiscales, évaluées à 960,3 milliards de FCFA, ont bénéficié de la performance des impôts directs, des taxes sur biens et services intérieures, des recettes douanières et du FSIPP (Fond de sécurisation des importations de produits pétroliers) en hausse respective de 74,1 milliards, 12,8 milliards, 4,8 milliards et 5,3 milliards pour se situer, respectivement, à 388,3 milliards, 251,7 milliards, 280,7 milliards et 21,8 milliards à fin mars 2025. »

Concernant les impôts directs, la bonne performance s’explique, selon la DPEE, par l’accroissement soutenu de l’impôt sur le revenu (IR) et de l’impôt sur les sociétés (IS). Pour ce dernier, les recouvrements ont été dynamisés par une augmentation de 23,0% de la première échéance de l’IS avec un paiement cumulé de 133,9 milliards à fin mars 2025 contre 108,9 milliards un an auparavant. Par ailleurs, le dynamisme des taxes sur biens et services intérieurs s’explique, notamment, par la performance de 7,1 milliards de la TVA intérieure pétrole estimée à 9,9 milliards à fin mars 2025. S’agissant de la bonne tenue des recettes douanières, elle est expliquée par la progression de 8,5% de la TVA à l’import atténuée par le repli des droits de porte. En revanche, les liquidations ont globalement régressé de 3,6% à fin mars 2025. En effet, une baisse significative des liquidations douanières sur plusieurs produits phares est observée, à fin mars 2025, notamment sur l’huile de palme raffinée (-70,1 %), le lait d’origine végétale (-54,0 %) ou encore les sacs en papier (-38,3 %).

Quant aux recettes non fiscales, elles sont évaluées à 57,5 milliards de FCFA, en progression de 50,2%, attribuable essentiellement à la hausse des recouvrements sur les dividendes (+3,3 milliards) renforcés par les recettes issues de la vente de la production d’hydrocarbures de Sangomar (18,6milliards) à fin mars 2025.

Quant aux dépenses budgétaires, elles ont été exécutées à hauteur de 1392,3 milliards de FCFA durant la période sous revue contre un montant de 1389,8 milliards de FCFA un an auparavant, soit une légère hausse de 2,5 milliards en valeur absolue et +0,2% en valeur relative. « Cette orientation traduit la progression des dépenses d’investissement financées sur ressources extérieures, des intérêts sur la dette publique et dans une moindre mesure des charges de fonctionnement » note la DPEE. Les dépenses courantes globales sont ainsi passées de 1072,7 milliards de FCFA à 1094,5 milliards de FCFA entre fin mars 2024 et fin mars 2025, se renforçant de 2%. Les charges d’intérêt sur la dette (225,2 milliards), et les dépenses au titre des transferts et subventions (428,9 milliards) se sont, dans l’ordre, confortées de 6,8% et 2,6% sur la période. En revanche, la masse salariale (353,8 milliards) a enregistré une légère baisse de 0,5% à fin mars 2025.

S’agissant des investissements globaux, ils sont passés de 315,5 milliards de FCFA à 297,8 milliards de FCFA, entre les premiers trimestres de 2024 et 2025, diminuant ainsi de 5,6%. « Ce repli des dépenses en capital est perceptible par sa composante financée sur ressources internes exécutée à hauteur de 98 milliards contre 158,2 milliards à fin mars 2024, traduisant une baisse de 38,1% », souligne la DPEE.

Au finish, le solde budgétaire, dons compris, est ressorti en déficit de 359,8 milliards de FCFA à fin mars 2025 contre un déficit de 452,7 milliards de FCFA un an auparavant.

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