Au 31 mars 2025, la Guinée équatoriale a enregistré un excédent budgétaire de 51 milliards de FCFA (91 millions USD). L’information a été révélée par le président du Comité économique et financier national du pays, Ivan Bacale Ebe, lors de la session ordinaire de cette structure, tenue le 18 juillet 2025 à Malabo, en présence du gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), Yvon Sana Bangui.
Selon Ivan Bacale Ebe, « cette performance est le résultat d’une gestion rigoureuse des ressources publiques, dans un contexte où plusieurs pays de la sous-région peinent à équilibrer leurs comptes ». Le Comité a également renseigné sur « la légère hausse de l’inflation qui reste cependant sous contrôle ». En effet, selon l’Institut national des statistiques (Inege), le taux moyen d’inflation s’est établi à 3,5% au 31 mars 2025, contre 2% en 2024. Le pays table sur un léger repli à 3,4% d’ici à 2026, « résultat d’une stabilité des prix globalement maîtrisée, malgré les tensions internationales », souligne le président du Comité économique et financier national de Guinée équatoriale (CEFNGE).
Dans un contexte où la croissance au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) est projetée à 2,9% en 2025, grâce à la bonne tenue des activités non pétrolières, la Guinée équatoriale a affiché une croissance économique de 0,5% en 2024. Celle-ci a été portée essentiellement par l’amélioration du produit intérieur brut (PIB) pétrolier. Une performance notable pour une économie en transition vers une diversification progressive, malgré les incertitudes sur le marché mondial.
Pour rappel, cette session a également permis au Comité de passer en revue l’état d’avancement des réformes du programme économique régional, le fonctionnement de la centrale des risques bancaires, l’état du marché du travail, ou encore l’impact du numérique sur la compétitivité économique. De même, les relations avec les institutions financières internationales, notamment le Fonds monétaire international (FMI), ainsi que la situation de la dette interne, ont également fait l’objet d’un suivi particulier.
