S&P Global Ratings a confirmé, le 25 juillet 2025, la note souveraine de la République du Congo à ‘CCC+/C’, assortie d’une perspective stable. Cette décision reflète un équilibre fragile entre les efforts de réformes budgétaires engagés par le gouvernement et les importants besoins de financement à court terme qui continuent de peser sur la viabilité de la dette.
Selon l’agence, la mobilisation accrue des recettes fiscales, notamment hors secteur pétrolier, permettrait au pays d’afficher des excédents budgétaires jusqu’en 2028. La part des recettes fiscales non pétrolières est ainsi passée de 8 % du PIB en 2021 à 12 % en 2024. Toutefois, les défis restent considérables : le service de la dette représentera à lui seul 13 % du PIB en 2025, dont 8 % en bons du Trésor à court terme, soulignant la vulnérabilité de la position de trésorerie du pays.
Malgré une amélioration du profil d’amortissement via un échange de dette locale en 2024 – que S&P a considéré comme un défaut technique – la République du Congo reste dépendante de financements à court terme dans un marché régional étroit. La faible profondeur du secteur financier, où l’exposition souveraine représente plus de 25 % des actifs bancaires, limite encore davantage les marges de manœuvre.
Sur le plan économique, les perspectives demeurent modestes. La production pétrolière, pilier des exportations et des recettes, stagne à environ 270 000 barils/jour, et ce jusqu’en 2028, malgré les annonces d’investissements de TotalEnergies et Perenco. En parallèle, la production de gaz naturel liquéfié (GNL), estimée à 3,1 millions de tonnes par an, pourrait contribuer positivement à la balance courante, mais avec un impact limité sur la croissance globale. Le PIB réel devrait progresser à un rythme moyen de 3,2 % entre 2025 et 2028, principalement tiré par les secteurs non pétroliers.
Le cadre institutionnel reste marqué par une concentration du pouvoir entre les mains du président Denis Sassou-Nguesso, au pouvoir depuis 1997.




