Le projet Grand Inga pourrait enfin prendre forme, d’après les discussions tenues récemment à Harare, au Zimbabwe entre les dirigeants instances régionales de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (Bad).
Sans cesse annoncé en grande pompe tant par le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) que les partenaires intéressés depuis plus de 20 ans, il semble, selon nos informations, que le projet du Grand Inga prenne enfin de la vitesse. Conçu dès les années 80, ce vaste projet hydroélectrique vise à remédier aux manques d’électricité et d’eau en Afrique australe. Il prévoit l’édification de sept barrages sur le fleuve Congo en RDC, dotés d’une puissance de 70 gigawatts, ce qui le positionnerait comme la plus vaste centrale mondiale. Jusqu’à présent, seuls deux barrages (Inga I et Inga II) ont été réalisés
Il faut noter que le projet Grand Inga fait partie de l’initiative Mission 300, un programme initié par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, dont l’objectif est de fournir une électricité propre à 300 millions d’Africains d’ici 2030. Selon les informations, un prêt de 250 millions de dollars aurait été consenti par la Banque mondiale le mois dernier pour appuyer la réalisation d’Inga III. Ce financement représenterait la première étape d’un engagement à long terme de 1 milliard de dollars.
Le projet Grand Inga est évalué à environ 80 milliards de dollars, un montant jugé trop colossal pour la seule RDC. D’où la nécessité d’un financement multiforme impliquant le secteur privé, les donateurs bilatéraux et les organisations régionales.
Cependant, pour l’ancien ministre des ressources hydrauliques et de l’électricité de la RDC, Bruno Kapanji Kalala, la RDC doit prendre le leadership du projet afin de se positionner comme pays solution au déficit énergétique continental.




