Mercredi 4 novembre 2026

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Afrique du Sud : la Banque centrale justifie la vague de sanctions bancaires

Fundi Tshazibana, présidente de la Prudential Authority (PA) et sous-gouverneure de la South African Reserve Bank (SARB), a annoncé que les récentes sanctions infligées à plusieurs grandes banques locales et internationales ne sont pas liées aux efforts de l’Afrique du Sud pour sortir de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), sur laquelle le…

Fundi Tshazibana

Fundi Tshazibana, présidente de la Prudential Authority (PA) et sous-gouverneure de la South African Reserve Bank (SARB), a annoncé que les récentes sanctions infligées à plusieurs grandes banques locales et internationales ne sont pas liées aux efforts de l’Afrique du Sud pour sortir de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), sur laquelle le pays figure depuis 2023.

« Ces sanctions reflètent un renforcement naturel de notre système de supervision, et ne répondent pas à une pression extérieure liée au GAFI. », a-t-elle déclaré.

Le régulateur récemment infligé des amendes à plusieurs banques pour non-conformité à la loi sur le renseignement financier (FIC Act). Capitec a écopé d’une amende de 3,09 millions de dollars, dont une partie suspendue, Standard Bank a été sanctionnée à hauteur 714 000 USD, Absa 550 000 USD, HBZ de 9 millions 495 000 USD et Citibank 330 000 USD, avec sursis).

La PA souligne que la majorité des infractions sanctionnées remontent à 2021 et 2022, soit avant l’inscription du pays sur la liste grise du GAFI. Le renforcement relèverait alors d’un processus interne d’amélioration de la supervision, et non d’une réponse aux pressions internationales.

Pretoria vise une sortie de la liste grise d’ici octobre 2025, un objectif stratégique pour restaurer la confiance des investisseurs, réduire les coûts de financement et améliorer l’image du pays auprès des agences de notation.

Le gouvernement a engagé d’importantes réformes dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. L’audit en cours par le GAFI évalue leur efficacité, notamment sur la coordination institutionnelle, la surveillance financière et la transparence des bénéficiaires effectifs.

Une sortie de la liste grise enverrait un signal fort de redressement, dans un contexte où l’Afrique du Sud cherche à relancer sa croissance, attirer les investissements étrangers et renforcer la stabilité de sa monnaie. Elle marquerait aussi un tournant diplomatique, repositionnant le pays comme acteur financier crédible à l’échelle mondiale.

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