Peter Ndegwa, Directeur général de Safaricom, figure en tête des dirigeants les mieux rémunérés à la Bourse de Nairobi (NSE), avec un salaire annuel estimé à 2,2 millions de dollars pour l’exercice 2024. Ce montant place le patron de l’opérateur télécom kényan loin devant les autres dirigeants cotés, confirmant la position de Safaricom comme l’une des entreprises les plus performantes et influentes de la région.
La rémunération de M. Ndegwa, équivalente à environ 283 millions de shillings kényans, inclut le salaire de base, les primes, les avantages non monétaires et les incitations à la performance. Cette hausse s’explique notamment par les résultats solides de l’entreprise, tant au Kenya qu’en Éthiopie, où Safaricom poursuit activement son expansion dans les télécoms et le mobile money.
Selon les données disponibles, Safaricom demeure l’une des rares entreprises cotées à la NSE à publier en toute transparence les détails de la rémunération de ses dirigeants. En comparaison, la majorité des autres entreprises cotées restent discrètes sur ce sujet, rendant toute analyse comparative difficile.
La rémunération élevée du PDG s’inscrit dans un contexte où Safaricom a affiché une croissance soutenue de son chiffre d’affaires, portée par les revenus de M-Pesa, la data mobile et les services financiers numériques. Le groupe a également renforcé ses investissements en Éthiopie, un marché stratégique pour ses perspectives de long terme.
Cette publication intervient alors que les débats sur la gouvernance d’entreprise, la transparence salariale et l’équité de rémunération s’intensifient au Kenya. Pour de nombreux analystes, la position de Peter Ndegwa reflète à la fois les exigences de son poste dans un groupe régionalement dominant et les attentes croissantes des actionnaires en matière de performance.




