Selon le Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme 2026-2028 que le Parlement examine actuellement, en 2024, la masse salariale du Cameroun a atteint 1.522,8 milliards de FCFA (2,7 milliards USD). Soit 32,3 milliards de FCFA (près de 58 millions USD) de plus que les 1.490,5 milliards de FCFA (2,6 milliards USD) prévus…
Publié le 8 juillet 2025 · 2 min de lecture
Louis Paul Motaze, ministre des Finances du Cameroun.
Selon le Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme 2026-2028 que le Parlement examine actuellement, en 2024, la masse salariale du Cameroun a atteint 1.522,8 milliards de FCFA (2,7 milliards USD). Soit 32,3 milliards de FCFA (près de 58 millions USD) de plus que les 1.490,5 milliards de FCFA (2,6 milliards USD) prévus pour la période sous revue et en hausse de 12,2% par rapport aux 1.357 milliards de FCFA (2,4 milliards USD) de 2023. Le niveau des salaires des agents publics en 2024 ont capté 38,6% des recettes fiscales annuelles, un taux supérieur au seuil de tolérance (35%) dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).
Ce niveau de la masse salariale du Cameroun, s’explique, par « le règlement partiel de la dette salariale due aux enseignants, la revalorisation de 5% des salaires appliquée en février 2024, et la prise en charge budgétaire d’un nombre important de nouvelles recrues dans les forces de défense », peut-on lire dans le document en examen au Parlement.
Le même document renseigne en effet que, sur les 293,9 milliards de FCFA (environ 525 millions USD) de dette salariale de l’État au 1er janvier 2024, le gouvernement a procédé aux rappels de 174,5 milliards de FCFA (312 millions USD) en 2024.
Pour rappel, au terme de cette année-là, selon les données du ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative (Minfopra), en 2024, l’Etat du Cameroun enregistrait 390.170 agents et 154.610 pensionnés. Des effectifs dont la maîtrise reste le principal challenge du gouvernement dans sa quête de la soutenabilité budgétaire. Une volonté qui bute sur les projections de l’Etat qui, en 2025, table sur des dépenses salariales de 1.566,6 milliards de FCFA (2,8 milliards USD) et 1 607,3 milliards de FCFA (2,9 milliards USD) en 2026.