Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a conclu la première revue de l’accord au titre de la nouvelle Facilité de Élargie Crédit (FEC) pour la République Démocratique du Congo (RDC), ce qui a permis un décaissement d’environ 261,9 millions de dollars américains au pays. Ce montant, communiqué dans un communiqué daté du 2 juillet 2025, vise à satisfaire les besoins de balance de paiements, portant le montant total des décaissements à ce jour à 380,5 millions de DTS (environ 523.4 millions de dollars américains).
Pour l’institution internationale, les autorités congolaises ont réussi à mettre en œuvre plusieurs réformes structurelles, malgré un environnement marqué par une escalade du conflit dans l’est du pays.
Pour rappel, un accord technique a été conclu avec Kinshasa lors de la visite de la mission entre fin avril et mi-mai 2025. Ce déblocage de fonds était déjà intégré dans le budget révisé 2025, adopté par le Parlement en mai, qui a été ajusté pour tenir compte des conséquences de la crise sécuritaire, notamment une réduction de 1,7 % des ressources initialement prévues, à 17,2 milliards USD.
Ce nouveau financement vise à soutenir la stabilité macroéconomique, renforcer la gouvernance des finances publiques et contribuer à combler une partie du déficit budgétaire. Il intervient après une première tranche de 266,14 millions USD, débloquée en janvier 2025 au lancement du programme.
« Les autorités congolaises ont fait preuve d’engagement dans la mise en œuvre des réformes malgré un contexte extrêmement difficile. Ce soutien vise à préserver les équilibres macroéconomiques tout en soutenant les dépenses sociales et les investissements prioritaires », a déclaré Calixte Ahokpossi, chef de mission du FMI.
Le nouveau décaissement du FMI s’inscrit dans la continuité des réformes engagées depuis 2021, axées sur la transparence budgétaire, la publication des contrats miniers et la réforme des subventions. En 2024, la gestion des revenus issus de l’accord minier révisé avec Sicomines a été au cœur des discussions, le FMI exigeant qu’ils soient versés au Trésor public. Sur le plan sécuritaire, malgré les tensions persistantes dans l’est du pays, la signature d’un accord de paix avec le Rwanda en juin 2025, et les pourparlers en cours avec le M23, offrent une lueur d’espoir.
Dans ce contexte, les nouvelles ressources permettront notamment de financer les dépenses sociales essentielles et d’atténuer l’impact humanitaire du conflit à l’est. La prochaine revue du programme devrait intervenir en fin d’année, et sera déterminante pour poursuivre le soutien international dans un environnement toujours volatil.
