L’économie kényane a enregistré une croissance de 4,9 % en glissement annuel au premier trimestre 2025, selon les dernières données publiées par le Bureau national des statistiques du Kenya (KNBS), ce jeudi 3 juillet. Ce chiffre, légèrement inférieur aux prévisions de 5 % de la Banque centrale, traduit un ralentissement par rapport aux 5,3 % enregistrés à la même période en 2024. Il témoigne néanmoins d’une résilience continue dans un environnement régional et international encore marqué par des incertitudes.
« Tous les secteurs de l’économie ont affiché une croissance positive au cours du trimestre sous revue, bien que les niveaux de progression aient varié d’un secteur à l’autre », indique le KNBS dans son communiqué. Cette performance globale a été notamment soutenue par des conditions météorologiques favorables dans la plupart des régions agricoles, ce qui a bénéficié à la production végétale et animale.
Certains secteurs ont cependant connu un net ralentissement. C’est notamment le cas de l’hébergement et de la restauration, dont la croissance est passée de 38,1 % au premier trimestre 2024 à seulement 4,1 % sur la même période en 2025. Le secteur de l’information et de la communication a crû de 5,8 %, contre 9,2 % un an plus tôt, tandis que les activités financières et d’assurance ont progressé de 5,1 %, en baisse par rapport aux 9,6 % enregistrés au premier trimestre 2024.
Sur le plan macroéconomique, le pays a bénéficié d’une inflation maîtrisée et d’un taux de change relativement stable, renforçant la confiance des investisseurs. Toutefois, des défis structurels persistent, notamment en matière de dette publique, de chômage des jeunes et d’inégalités entre régions.
Pour le reste de l’année, les perspectives du ministère des Finances restent optimistes, avec une croissance projetée à 5,3 % en 2025 et en 2026, soutenue par un environnement macroéconomique jugé stable.
