Selon le Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme 2026-2028, base au Débat d’orientation budgétaire (DOB) que le gouvernement s’apprête à soumettre au Parlement, sur des prévisions de 1.834 milliards de FCFA (3,22 milliards USD) au premier trimestre 2025, le gouvernement déclare avoir mobilisé des recettes budgétaires d’un montant de 1.507 milliards de FCFA (2,64 milliards USD). Ce qui représente un taux de réalisation de 82% et un écart de 326 milliards de FCFA (572,6 millions USD), en recul de 54,5 milliards de FCFA (95,72 millions USD) en glissement annuel.
Dans le document évoqué supra, le gouvernement justifie cette contre-performance par « une sous-réalisation à la fois des recettes internes et des ressources extérieures constituées d’emprunts et de dons ».
Conséquence, en ce qui concerne les recettes internes (recettes fiscales, douanières, pétrolières et non fiscales), le Trésor public n’a encaissé que 1.186 milliards de FCFA (2,08 milliards USD) sur des prévisions de 1.386 milliards de FCFA (2,43 milliards USD). Soit un taux de réalisation de près de 86%, et un écart de 200 milliards de FCFA (environ 351 millions USD).
Pour ce qui est des ressources extérieures, composées des emprunts et des dons, sur les 448 milliards de FCFA (787 millions USD) attendus au cours de la période sous revue, l’Etat a mobilisé 321 milliards de FCFA (près de 564 millions USD). Soit un taux de réalisation de 71,6%.
Pour rappel, c’est dans un contexte de volonté d’accroître ses investissements publics, tout en s’efforçant de maintenir la soutenabilité de sa dette que l’on observe ces difficultés mobilisation des ressources budgétaires par le gouvernement. Ce qui va le contraindre à revoir ses priorités budgétaires.
