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Afreximbank sous « le feu » des agences de notation

L’agence de notation Moody’s Investors Service a abaissé la note de crédit à long terme de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) de Baa1 à Baa2, assortie d’une perspective révisée de négative à stable. Moody’s justifie cette décision par «une performance des actifs plus faible que prévu, une exposition croissante aux États en difficulté, et une réduction…

L’agence de notation Moody’s Investors Service a abaissé la note de crédit à long terme de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) de Baa1 à Baa2, assortie d’une perspective révisée de négative à stable. Moody’s justifie cette décision par «une performance des actifs plus faible que prévu, une exposition croissante aux États en difficulté, et une réduction notable de ses sources de financement ».

L’agence pointe notamment du doigt l’évolution stratégique d’Afreximbank, qui, à ses yeux, s’est récemment éloignée de sa mission traditionnelle de financement du commerce pour accorder des prêts souverains non garantis à des pays comme le Ghana, la Zambie ou encore le Malawi, tous confrontés à des situations de surendettement ou de restructuration.

« Le récent virage de la banque vers les prêts non garantis aux États en difficulté a introduit des risques importants », fait noter Moody’s, ajoutant que cette approche rend Afreximbank plus vulnérable à un environnement opérationnel déjà complexe.

Dans son rapport publié mardi 1er juillet, Moody’s rappelle que le Cadre commun du G20, qui encadre la restructuration des dettes souveraines, impose un traitement équitable entre tous les créanciers. Cela signifie que les prêts consentis par Afreximbank pourraient être soumis à des conditions de restructuration similaires à celles imposées aux créanciers commerciaux, remettant en question le statut de créancier privilégié dont la banque se prévaut.

L’agence remet également en question la capacité d’Afreximbank à mobiliser des fonds à faible coût via des prêts bilatéraux et syndiqués. Afreximbank semble désormais dépendre de sources de financement plus modestes et moins diversifiées, note-t-elle. Parmi les opérations récentes, Moody’s cite une obligation Samurai de 520 millions USD émise fin 2024 et une obligation Panda de 303 millions USD début 2025. Des montants jugés « modestes » face aux besoins totaux de financement de la banque.

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