Le gouvernement ghanéen prévoit de mobiliser 4 milliards USD sur quatre ans pour le déploiement à grande échelle de son ambitieux programme « The 24-hours Economy», destiné à transformer l’appareil productif national, stimuler la participation du secteur privé et créer massivement des emplois, selon Dr Ishmael Nii Amanor Dodoo, responsable de l’innovation au Secrétariat.
Officiellement lancé ce 2 juillet, le programme repose sur trois piliers stratégiques à savoir la transformation de la production, l’éfficacité des chaînes d’approvisionnement et du marché et le développement du capital humain.
Un capital d’amorçage public de 300 millions USD servira de levier initial, tandis que 90 % du financement proviendront de partenaires privés et institutionnels, à travers un mix d’instruments : fonds propres, prêts concessionnels, obligations de la diaspora, fonds de pension, et financement climatique.
Les PME, via la Banque de développement du Ghana (DBG), qui pilotera un fonds renouvelable de 1 à 1,5 milliard USD à des taux concessionnels inférieurs à 10 % sur 3 à 5 ans. Des subventions de 20 à 30 % seront également mobilisées pour atténuer les risques et renforcer la bancabilité des projets.
« Notre priorité est d’attirer les capitaux privés vers des actifs de l’économie réelle en construisant des projets bancables et des écosystèmes viables », a souligné le Dr Ishmael Dodoo.
Le programme intègre aussi une facilité de financement des chaînes de valeur (VCFF) d’un milliard USD, à déployer par les banques, coopératives et institutions financières non bancaires, afin de lever les obstacles structurels à l’accès au crédit à long terme.
Le Secrétariat, actuellement en charge du pilotage, sera transformé en Autorité nationale pour étendre ses prérogatives. Selon les autorités, le document de politique sera prochainement présenté au Parlement pour garantir un consensus législatif large.
A noter que le lancement du programme s’inscrit dans un contexte de ralentissement économique post-pandémique, de chômage élevé chez les jeunes et de dépendance persistante aux importations. L’initiative vise à réorganiser le tissu productif national et à stimuler une croissance inclusive, en particulier dans les secteurs de l’agriculture, de l’industrie, de la logistique et des services.
