L’économie de la Guinée-Bissau devrait enregistrer une croissance de 5,1 % en 2025, portée par des exportations dynamiques et une hausse des investissements, selon les prévisions publiées ce mardi 1er juillet par le Fonds monétaire international (FMI). L’institution anticipe également une inflation modérée, estimée à 2 %, traduisant une certaine stabilité des prix dans un contexte régional incertain.
Le FMI prévoit par ailleurs une amélioration progressive des équilibres extérieurs, avec une réduction du déficit courant à 5,8 % du PIB, sous l’effet de termes de l’échange plus favorables. Sur le plan budgétaire, les autorités bissau-guinéennes se sont engagées à ramener le déficit public à 3,4 % du PIB en 2025, dans l’objectif de mettre la dette sur une trajectoire descendante. « Les autorités sont déterminées à atteindre cet objectif afin de restaurer la soutenabilité des finances publiques », a affirmé le ministère des Finances dans un communiqué.
Malgré ces perspectives encourageantes, le FMI reste prudent. L’institution souligne que l’économie demeure exposée à des risques importants, notamment dans un contexte sociopolitique tendu à l’approche des élections et en raison de contraintes de capacités structurelles. Si l’impact direct des tensions commerciales mondiales reste limité, le climat intérieur incertain pourrait peser sur la mise en œuvre des réformes.
Dans le cadre de la huitième revue du programme appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC), le FMI a approuvé un nouveau décaissement de 6,5 millions de dollars en faveur de la Guinée-Bissau. Ces fonds visent à couvrir les besoins urgents de financement de la balance des paiements et du budget national.
Le FMI a également donné son feu vert à la prolongation du programme FEC jusqu’au 29 juillet 2026, ainsi qu’au rééchelonnement de l’accès aux ressources du programme. Cette extension vise à accorder davantage de temps aux autorités pour appliquer les politiques d’assainissement budgétaire prévues dans le cadre du programme.
