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Maroc : l’économie croît de 4,8 % au premier trimestre 2025

L’économie marocaine a enregistré une croissance robuste de 4,8 % au premier trimestre 2025, contre 3 % à la même période en 2024, selon les données publiées ce lundi 30 juin par le Haut-Commissariat au Plan (HCP). Ce dynamisme résulte principalement du redressement de la production agricole, de la vigueur des activités non agricoles, ainsi…

L’économie marocaine a enregistré une croissance robuste de 4,8 % au premier trimestre 2025, contre 3 % à la même période en 2024, selon les données publiées ce lundi 30 juin par le Haut-Commissariat au Plan (HCP). Ce dynamisme résulte principalement du redressement de la production agricole, de la vigueur des activités non agricoles, ainsi que d’un net regain de la demande intérieure.

Tirée à la fois par une reprise du secteur primaire (+4,3 % contre -4,3 % un an plus tôt) et par la bonne tenue des secteurs non agricoles (+4,6 % contre 3,6 %), la croissance économique marocaine retrouve un rythme soutenu.

Dans le secteur primaire, la valeur ajoutée agricole a progressé de 4,5 %, rompant avec la contraction de 5 % observée début 2024. La pêche, en revanche, a légèrement reculé (-0,3 %), contrastant avec sa hausse de 10,6 % l’année précédente.

Le secteur secondaire a enregistré une hausse de 4,5 %, contre 3,2 % un an auparavant, portée notamment par le rebond du bâtiment et des travaux publics (+6,3 %), de la production d’électricité et d’eau (+5 %), ainsi que des industries de transformation (+3,4 %). Toutefois, l’industrie extractive a vu sa croissance nettement ralentir, à 6,7 % contre 19,1 % au T1 2024.

Le tertiaire, moteur traditionnel de l’économie, a également accéléré à +4,7 % (contre 3,8 %). L’hébergement-restauration s’est distingué par une forte croissance (+9,7 %), suivie des services sociaux (+6,2 %) et de l’administration publique (+5,3 %). En revanche, plusieurs segments comme les transports (+4 %), les services aux entreprises (+3,9 %) et les télécommunications (+0,5 %) ont vu leur croissance s’atténuer.

Demande intérieure : principal levier de la croissance

La reprise économique repose largement sur une forte progression de la demande intérieure, qui a bondi de 8 % au T1 2025, soit le double du rythme enregistré à la même période en 2024. Elle a ainsi contribué à hauteur de 8,5 points à la croissance nationale (contre 4,3 points un an plus tôt).

Les dépenses de consommation des ménages ont augmenté de 4,4 %, contre 2,8 % au T1 2024, renforçant leur contribution à la croissance (2,6 points). L’investissement brut a connu une envolée remarquable de 17,5 %, après une hausse de 4,9 % l’an dernier, apportant à lui seul 4,9 points de croissance.

En revanche, la consommation publique a légèrement ralenti à 5,2 % (contre 5,5 %), avec une contribution en baisse à 0,9 point.

Échanges extérieurs : un impact négatif sur la croissance

Les échanges extérieurs ont pesé sur la dynamique économique du trimestre. Les importations de biens et services ont progressé de 9,8 %, tandis que les exportations n’ont crû que de 2,2 %, contre 5,8 % au T1 2024. Cette divergence a entraîné une contribution nette négative du commerce extérieur, à hauteur de -3,8 points, contre -1,2 point l’année précédente.

Au niveau des prix, le PIB en valeur a progressé de 6,9 %, contre 6,8 % un an plus tôt, mais cette hausse a été accompagnée d’un ralentissement de l’inflation. Le niveau général des prix a ainsi augmenté de 2,1 %, contre 3,8 % au T1 2024.

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