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Conférence de Séville : malgré le retrait des États-Unis, l’ONU adopte un accord sur le financement du développement

En dépit du retrait des États-Unis, les États membres de l’Organisation des Nations Unies ont approuvé, le 25 juin 2025, le Compromis de Séville, document final de la quatrième Conférence internationale sur le financement du développement. Cette décision, fruit de plusieurs mois de négociations multilatérales, marque un pas important dans la mobilisation des ressources pour…

En dépit du retrait des États-Unis, les États membres de l’Organisation des Nations Unies ont approuvé, le 25 juin 2025, le Compromis de Séville, document final de la quatrième Conférence internationale sur le financement du développement. Cette décision, fruit de plusieurs mois de négociations multilatérales, marque un pas important dans la mobilisation des ressources pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) d’ici 2030.

Ce texte, soutenu par une majorité d’États, sera officiellement adopté lors du sommet de Séville, prévu du 30 juin au 3 juillet. Il ne propose pas une nouvelle feuille de route, mais renforce les engagements du Programme d’action d’Addis-Abeba de 2015, avec un accent particulier sur l’élargissement de l’espace budgétaire, l’augmentation des recettes fiscales, la soutenabilité de la dette publique et la coopération internationale renforcée.

Le retrait de l’administration américaine, qui a refusé de s’associer au texte, a toutefois laissé une trace. Jonathan Shrier, représentant par intérim auprès de l’ECOSOC, a exprimé l’opposition des États-Unis à plusieurs dispositions du compromis, notamment celles touchant à la gouvernance des institutions financières internationales, à la coopération fiscale et à la proposition de tripler les capacités de prêt des banques multilatérales de développement.

Malgré cette absence, les diplomates présents à New York ont salué le compromis trouvé. « Cette conférence est une rare opportunité de démontrer que le multilatéralisme peut encore produire des résultats concrets », a déclaré Li Junhua, Secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires économiques et sociales. L’ambassadeur du Népal, Lok Bahadur Thapa, a quant à lui qualifié l’accord d’« occasion historique » de renforcer l’agenda global du développement.

À l’image des précédentes conférences de Monterrey (2002), Doha (2008) et Addis-Abeba (2015), le sommet de Séville entend poser les fondements d’une réponse cohérente à un déficit estimé à 4.000 milliards de dollars par an pour financer le développement durable. Un défi majeur à l’heure où les inégalités se creusent et où l’investissement public et privé reste insuffisant dans de nombreux pays du Sud.

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