La Fédération des sociétés d’assurances de droit national africaines (FANAF) se prépare à une échéance majeure. En février 2026, à l’occasion de sa 50e Assemblée générale prévue à Abidjan, l’organisation panafricaine devra désigner son nouveau président en remplacement du gabonais Cesar Ekomie Afene, en poste depuis 2020.
Deux figures du secteur se dégagent déjà : l’Ivoirien Mamadou G.K. Koné et le Sénégalais Mamadou Faye. Actuel président de l’Association des Sociétés d’Assurances de Côte d’Ivoire (ASACI), Mamadou G.K. Koné dirige Sanlam Allianz CI, entité issue du rapprochement entre deux poids lourds de l’assurance. Réélu à la tête de l’ASACI pour un second mandat en avril 2024, il s’appuie sur un ancrage solide dans la place ivoirienne, l’une des plus dynamiques de la zone CIMA. Sa candidature à la tête de la FANAF a été annoncée avec le soutien de son association nationale et validée à l’unanimité par son assemblée générale.
Face à lui, Mamadou Faye, administrateur-directeur général de la Sénégalaise de l’Assurance Vie, est un familier des arcanes de la FANAF. Actuel vice-président de la fédération, il incarne une continuité institutionnelle et une proximité avec les mécanismes internes de l’organisation. Son expérience dans la gouvernance de la FANAF, couplée à sa connaissance des enjeux propres à la sous-région, fait de lui un candidat crédible, capable de rassembler au-delà de son pays.

Le vote attendu à Abidjan n’aura rien d’anecdotique. D’abord en raison du contexte symbolique : la Côte d’Ivoire, pays fondateur, accueille cette 50e édition dans un climat où les enjeux de digitalisation, de solvabilité et de réglementation pèsent plus que jamais sur les acteurs. Ensuite, parce que ce scrutin met aux prises deux approches : d’un côté, une candidature portée par un dirigeant de groupe internationalement structuré ; de l’autre, celle d’un acteur enraciné dans une compagnie nationale, engagé dans les rouages internes de la FANAF.

Si le profil de Mamadou Koné (photo de couverture ) évoque le management d’envergure et la réforme, celui de Mamadou Faye renvoie à une connaissance patiente et méthodique des dynamiques fédérales.
À quelques mois du scrutin, les déclarations publiques restent mesurées. Mais dans les coulisses, les consultations s’intensifient entre les associations nationales membres de la FANAF. Le soutien des grandes zones de la CIMA, notamment de l’Afrique centrale, pourrait être déterminant pour départager les deux prétendants.
