Le 21 juin 2025, à Parakou, Paulin Akponna, alors ministre de l’Énergie, de l’Eau et des Mines, a créé la stupeur en dénonçant publiquement un détournement massif de fonds publics au sein de son ministère. Évoquant des « dizaines de milliards » de francs CFA disparus, il a imputé, sans le nommer, la responsabilité à son prédécesseur, Samou Seïdou Adambi. Aucun élément de preuve n’ayant été avancé, ses déclarations ont été jugées intempestives au sommet de l’État.
Cinq jours plus tard, le 26 juin, son limogeage est officialisé par décret, en l’absence du président Patrice Talon, actuellement en déplacement au Brésil. José Tonato est nommé pour assurer l’intérim. Le porte-parole du gouvernement a rappelé qu’aucun rapport n’avait été adressé au chef de l’État et a invité l’ancien ministre à collaborer avec la justice, conformément à la politique de « tolérance zéro » face à la corruption.
Le Bloc Républicain, parti d’Akponna, a désavoué son membre, dénonçant des attaques personnelles contre un autre cadre du parti. Avec moins de six mois à son poste, Paulin Akponna entre dans l’histoire comme le ministre le plus éphémère du régime Talon.




