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Sénégal : 1028 milliards de FCFA de recettes et dons mobilisés par l’Etat au premier trimestre 2025

Les recettes et dons du budget général mobilisés par l’Etat du Sénégal au 31 mars 2025 se sont élevés à 1 027,82 milliards de FCFA (1,850 milliard de dollars), soit un taux d’exécution de 21,44% des prévisions de la Loi de finances initiale (LFI), selon le rapport d’exécution budgétaire du premier trimestre 2025 rendu public…

Les recettes et dons du budget général mobilisés par l’Etat du Sénégal au 31 mars 2025 se sont élevés à 1 027,82 milliards de FCFA (1,850 milliard de dollars), soit un taux d’exécution de 21,44% des prévisions de la Loi de finances initiale (LFI), selon le rapport d’exécution budgétaire du premier trimestre 2025 rendu public par le Ministère des finances et du budget basé à Dakar.

Dans le rapport, il est indiqué qu’à la fin de la période sous revue, les ressources internes du budget général ont été recouvrées à hauteur de 1 019,82 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 96,15% par rapport à l’objectif fixé de 1 060,70 milliards de FCFA au premier trimestre. Elles sont ainsi constituées de recettes fiscales pour 960,26 milliards et de recettes non fiscales pour 59,56 milliards. Comparé à la même période de l’année 2024, le recouvrement des ressources internes est en hausse de 111,12 milliards, soit une croissance de 12,23% portée par une augmentation des recettes fiscales de 99,44 milliards (+11,6%) et une progression des recettes non fiscales de 11,68 milliards (+24,4%).

Les services du ministère des finances notent par ailleurs que les dons reçus au cours du premier trimestre de 2025 se sont établis à 8,00 milliards de FCFA, soit 3,27% des prévisions de la LFI 2025. Ils sont essentiellement constitués de dons en capital destinés à financer des projets d’investissement. Les tirages sur dons en capital proviennent pour 60% des principaux partenaires que sont la Banque mondiale (35%) et la KFW (15%).

S’agissant des dépenses du budget général, le rapport du ministère sénégalais des finances indique que les crédits de paiement (CP) ouverts par la LFI 2025, ils ont connu une hausse de 15,71 milliards de FCFA, au cours du premier trimestre de 2025, passant de 6 395,07 milliards à 6 410,78 milliards, du fait des reports de crédits de 15,71 milliards sur les dépenses en capital financées sur ressources internes.

Pour ce qui est de l’exécution consolidée des dépenses, les dépenses du budget général ordonnancées au cours du premier trimestre 2025 se sont établies à 1 419,45 milliards représentant 99,97% des crédits liquidés. Selon le ministère des finances, l’exécution des dépenses est répartie entre les dépenses ordinaires exécutées pour un montant de 1 130,89 milliards sur des liquidations d’un montant de 1 131,37 milliards FCFA, soit 99,96% et les dépenses en capital réalisées à hauteur de 288,57 milliards sur des crédits liquidés d’un montant de 288,57 milliards, soit 100%.

Quid des charges financières de la dette au cours du premier trimestre 2025 ? Sur ce point, le rapport note qu’elles se sont élevées à 225,24 milliards de FCFA, soit 24,16% des prévisions de la LFI 2025. Comparées à la même période de l’année précédente, les charges financières ont augmenté de 43,57 milliards, soit 23,98%. « Cette hausse est imputable aux charges de la dette intérieure et extérieure qui ont augmenté respectivement de 25,44 milliards et 18,13 milliards », expliquent les services du ministère sénégalais des finances.

Les dépenses de personnel exécutées au 31 mars 2025 s’élèvent à 357,07 milliards de FCFA, soit un taux d’exécution de 24,04% sur des crédits ouverts de1 485,50 milliards. Selon le rapport, en glissement annuel, elles ont évolué de 3,58 milliards en valeur absolue et 1,00% en valeur relative. « Les dépenses de personnel sont principalement portées par les secteurs de l’Education et de la Formation professionnelle avec un montant de 189,900 milliards, soit 54,25% du total », souligne le ministère des finances. Il ajoute que ces secteurs sont suivis par les secteurs des forces de défense et de sécurité 84,26 milliards (soit 24,07%), de la santé (19,962 milliards, soit 5,70%), des Finances et de Budget (10,830 milliards, soit 3,09%), de la Justice (9,086 milliards, soit 2,60%) et les Institutions constitutionnelles (7,378 milliards, soit 2,11%). Les autres secteurs se partagent 8,18% de la masse salariale, soit 28,649 milliards. L’effectif des agents de la fonction publique se chiffre à la fin du premier trimestre de 2025 à 186 205 agents soit une progression de 1,4% par rapport au trimestre précédent.

Sur un autre registre, les dépenses d’acquisition de biens et services ont été ordonnancées à hauteur de 84,65 milliards, soit 20,35%. En glissement annuel, elles ont baissé de 5,38 milliards.

Les taux d’exécution sont essentiellement portés par les services généraux des administrations publiques qui concentrent 48,3%. Les factures d’eau de l’administration centrale ont été réglées pour 19,4 milliards sur une prévision initiale de 22,6 milliards.

Les transferts courants ordonnancés se sont élevés à 463,93 milliards, soit un taux d’exécution de 30,63% contre 402,74 milliards un an auparavant.

Les dépenses en capital sont ordonnancées à 288,57 milliards. En glissement annuel, elles sont en baisse de 42,21 milliards. Ces dépenses sont réparties entre les dépenses financées sur ressources internes, exécutées à hauteur de 103,37 milliards, contre 173,52 milliards un an auparavant et les dépenses financées sur ressources externes exécutées à 185,20 milliards contre 157,26 milliards un an auparavant. Selon le rapport, les principaux secteurs ayant mobilisé l’essentiel des crédits sont ceux de l’agriculture, de l’hydraulique et de l’assainissement, de l’élevage, de l’environnement et du développement durable, des infrastructures ainsi que du développement communautaire et de l’équité territoriale avec les programmes PUDC, PUMA, Promovilles, Couverture Maladie universelle, etc.

Quant aux investissements exécutés par l’Etat, ils ont été ordonnancés pour un montant de 2,64 milliards contre 20,64 milliards à la fin du premier trimestre 2024. « Ce faible taux se justifie par des procédures de passation de marchés qui ne se dénouent généralement qu’à la fin du premier semestre », explique le ministère des finances.

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