À l’occasion de son deuxième congrès électif, ouvert samedi 21 juin à Abidjan, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) n’a pas levé l’incertitude autour de la candidature d’Alassane Ouattara à la présidentielle d’octobre 2025. Si le parti a exprimé un soutien unanime à une nouvelle candidature du chef de l’État, ce dernier s’est gardé, pour l’instant, de confirmer ses intentions personnelles.
Reconduit à la tête du RHDP, Alassane Ouattara a justifié son engagement par la nécessité de « consolider la stabilité de notre parti et préparer l’avenir ». Mais il n’a donné aucun signal clair quant à sa participation au scrutin présidentiel à venir. Ce flou, caractéristique de sa stratégie politique, laisse la porte ouverte à toutes les spéculations, y compris celle d’un retrait ou d’un coup de théâtre de dernière minute.
Dans une ambiance de plébiscite, le président a appelé ses partisans à la sérénité : « Faites-moi confiance. Tout se passera bien dans la paix et le calme. La sécurité des populations continuera d’être assurée », a-t-il déclaré. Un message à la fois rassurant et énigmatique, qui suggère que sa décision pourrait dépendre d’un contexte plus large que sa seule volonté.
Le président du Directoire du RHDP, Gilbert Kafana Koné, a quant à lui réaffirmé la fidélité du parti à son leader historique : « Le RHDP est prêt, mobilisé et déterminé à assurer une victoire éclatante et sans équivoque de notre champion, notre candidat naturel, Alassane Ouattara », a-t-il martelé, déclenchant l’enthousiasme d’une base militante acquise à cette perspective.
