Le conflit entre l’Iran et Israël a franchi un seuil critique ce dimanche 22 juin 2025, avec l’entrée officielle des États-Unis dans le conflit aux côtés d’Israël. Le président Donald Trump a ordonné une série de frappes ciblées contre les sites nucléaires iraniens de Fordo, Natanz et Ispahan, affirmant vouloir neutraliser la capacité d’enrichissement nucléaire de la République islamique. En riposte, Téhéran a lancé ses premières contre-attaques et menace désormais de fermer le détroit d’Ormuz, un point de passage stratégique pour les exportations mondiales d’hydrocarbures.
Réuni en session extraordinaire, le Parlement iranien a voté à l’unanimité pour la fermeture du détroit. Cette mesure devra toutefois être validée par le Conseil suprême de sécurité nationale, instance présidée par le Guide suprême Ali Khamenei. Si cette décision venait à être exécutée, elle pourrait provoquer un choc immédiat sur les marchés énergétiques, avec des répercussions systémiques à l’échelle mondiale, notamment pour l’Europe, fortement dépendante des importations de pétrole et de gaz en provenance du Golfe.
Le détroit d’Ormuz constitue l’un des corridors énergétiques les plus sensibles au monde. Selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), environ 17 à 18 millions de barils de pétrole brut par jour transitent par ce couloir maritime, soit 20 à 30 % du volume mondial. En matière de gaz naturel liquéfié (GNL), 25 à 35 % du commerce mondial passe également par ce détroit.
Face à une telle menace, plusieurs analystes anticipent une envolée rapide du prix du baril, qui pourrait atteindre 130 dollars en cas de blocage effectif. Un tel scénario entraînerait une hausse brutale des coûts de l’énergie, une inflation généralisée, et des perturbations majeures dans les chaînes d’approvisionnement mondiales, notamment en matière de transport maritime et logistique.
L’éventualité d’une fermeture du détroit d’Ormuz place désormais les marchés financiers et les capitales occidentales en état d’alerte maximale.




