La Banque centrale de Namibie a décidé, ce mercredi 18 juin, de maintenir son principal taux directeur inchangé à 6,75 %. Une décision adoptée à l’unanimité par son comité de politique monétaire, et qui maintient, par conséquent, les taux préférentiels des banques commerciales à 10,50 %.
Cette orientation vise à préserver l’ancrage du dollar namibien au rand sud-africain, tout en soutenant l’activité économique nationale.
Selon la Banque centrale, l’économie namibienne a progressé durant les quatre premiers mois de 2025, bien qu’à un rythme plus modéré qu’au cours de la même période en 2024. Cette croissance a été tirée principalement par les secteurs minier, touristique, commercial, ainsi que les transports et les communications. En revanche, la construction, l’agriculture et l’extraction de diamants ont affiché des performances plus faibles.
Les prévisions de croissance du PIB réel s’établissent à 3,8 % pour 2025 (contre 3,7 % en 2024) et à 4,0 % en 2026. Ces perspectives demeurent néanmoins soumises à des incertitudes, notamment les tensions commerciales, les incertitudes multilatérales prolongées, et la baisse des cours du diamant.
Côté inflation, le taux annuel moyen est légèrement descendu à 3,5 % en mai, contre 3,6 % en avril, et reste inférieur aux 4,9 % enregistrés à la même période l’année précédente. Le recul s’observe principalement dans les segments du logement, du transport et des boissons alcoolisées. La Banque centrale a révisé à la baisse ses prévisions d’inflation, désormais attendue à 3,9 % en 2025 et 4,3 % en 2026, en raison de hausses modérées des prix administrés et d’un taux de change plus favorable.
Par ailleurs, la croissance du crédit au secteur privé (PSCE) s’est accélérée, atteignant 4,5 % en avril contre 3,9 % en février. Cette amélioration concerne à la fois les prêts aux entreprises et aux ménages. Toutefois, malgré une croissance supérieure à l’inflation sur les sept derniers mois, le rythme d’expansion du crédit reste jugé modeste.
Enfin, le comité de politique monétaire appelle les banques commerciales à ajuster progressivement leurs marges au-dessus du taux de Repo, en les alignant sur celles pratiquées dans les autres pays membres de la Zone monétaire commune (ZMC). Un délai d’ajustement sera accordé afin de permettre aux banques d’adapter leurs modèles opérationnels, dans l’objectif de réduire les coûts pour les consommateurs.
