La capitale économique ivoirienne a accueilli, les 17 et 18 juin 2025, le président de la République de Guinée, le Général Mamadi Doumbouya, dans le cadre d’une visite d’amitié et de travail. Ce déplacement officiel s’inscrit dans une volonté affirmée des deux pays de renforcer leur coopération bilatérale, avec un accent particulier sur les échanges économiques et commerciaux.
Les échanges entre le chef d’Etat guinéen et son homologue ivoirien, Alassane Ouattara, ont donc porté sur la consolidation des liens économiques, la relance des projets communs dans les secteurs stratégiques, et l’intensification des échanges commerciaux. L’hôte s’est notamment réjoui de la progression de 78 % des échanges commerciaux globaux entre les deux pays au cours de l’année écoulée, un chiffre qui témoigne du dynamisme croissant de la coopération économique sous-régionale.
Mais pour le dirigeant ivoirien, cette performance doit marquer le début d’une nouvelle phase. Il a ainsi plaidé pour une coopération encore plus ambitieuse dans des domaines clés comme les mines, l’énergie et les transports, secteurs dans lesquels les deux pays disposent d’un fort potentiel de complémentarité.
Le projet Simandou 2040 : un moteur d’intégration
Cette visite a également permis de mettre en lumière les avancées de la Guinée, en particulier à travers le programme “Simandou 2040”, projet stratégique de développement intégré autour du plus grand gisement de fer inexploité au monde. Le président ivoirien a félicité son homologue pour les progrès réalisés, saluant une initiative qui pourrait devenir un levier d’intégration économique régionale, notamment par la création d’infrastructures transfrontalières et d’emplois.
Outre la coopération bilatérale, les échanges ont porté sur la situation géopolitique au Sahel. Les deux dirigeants ont exprimé une volonté commune d’apporter une assistance coordonnée aux pays en crise, face aux défis sécuritaires, politiques et humanitaires. À ce titre, ils ont réitéré leur engagement à consolider l’intégration régionale, perçue comme une réponse structurelle aux tensions qui fragilisent la sous-région.
Dans un contexte régional marqué par des défis multiples, cette visite marque une étape significative vers une coopération plus intégrée et tournée vers un développement partagé, fidèle à l’esprit d’une Afrique de l’Ouest unie, résiliente et prospère.



