Mercredi 4 novembre 2026

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BOA Burkina Faso maintient sa note A+ chez Bloomfield malgré un contexte sécuritaire tendu

L’agence de notation panafricaine Bloomfield Investment Corporation a confirmé, à l’issue de son dernier comité de notation (juin 2025) , les notes de crédit de BOA Burkina Faso, filiale du groupe Bank of Africa. La banque conserve ainsi sa note A+ à long terme et A1 à court terme, toutes deux assorties d’une perspective stable,…

L’agence de notation panafricaine Bloomfield Investment Corporation a confirmé, à l’issue de son dernier comité de notation (juin 2025) , les notes de crédit de BOA Burkina Faso, filiale du groupe Bank of Africa. La banque conserve ainsi sa note A+ à long terme et A1 à court terme, toutes deux assorties d’une perspective stable, signalant une qualité de crédit satisfaisante malgré un environnement économique et sécuritaire difficile.

Résilience économique et solidité des fondamentaux

Dans son analyse, Bloomfield relève que l’économie burkinabé affiche une croissance robuste de 5,5% en 2024, en nette hausse par rapport aux 3% enregistrés en 2023, preuve d’une certaine résilience dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant.

Du côté de BOA Burkina Faso, les fondamentaux restent solides. Malgré un recul du total bilan, la banque maintient un positionnement fort sur le marché local : 2e en termes de total bilan et d’emplois clientèle, et 3e pour la collecte de ressources, avec une part de marché en progression sur les dépôts.

Réajustements stratégiques et prudence dans l’activité de crédit

Le comité de notation souligne la baisse de 10% des encours de crédits au cours de l’année 2024, résultat d’une politique de prudence face au risque sécuritaire et d’un réajustement des taux d’intérêt. En parallèle, les dépôts clientèle progressent de 5%, portés par une intensification des actions commerciales, notamment auprès du secteur minier et des PME.

Pression sur les résultats financiers

Sur le plan financier, la banque enregistre une contraction de 5% de son Produit Net Bancaire (PNB), affectée par une baisse des commissions issues du commerce international. Le résultat net chute de 23%, conséquence directe de la hausse des frais généraux (+6%) et du coût du risque, lui-même impacté par une augmentation des provisions et une hausse de 28% des créances douteuses et litigieuses à fin 2024. Ce dernier point résulte notamment du déclassement de 9,06 milliards de FCFA, dû à l’insolvabilité de clients touchés par l’insécurité.

Perspectives 2025 : vigilance sur les risques

Au 31 mars 2025, les indicateurs montrent une hausse annuelle du PNB de 2%, portée par une bonne tenue de la marge bancaire nette (+11%) et une réduction des refinancements. Les crédits nets enregistrent un nouveau repli de 6% depuis fin 2024, tandis que les dépôts restent stables.

Cependant, la situation reste sous surveillance. Bloomfield attire l’attention sur l’impact potentiel de la décision des autorités burkinabé de rapatrier les Dépôts à Terme (DAT) des entreprises publiquesà la Banque de Dépôt du Trésor (BDT). À fin mai 2025, le solde résiduel des DAT publics s’élève à 39,57 milliards de FCFA, soit 7% des encours de dépôts de fin 2024.

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