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Maroc : le déficit budgétaire dépasse les 2 milliards d’euros

Au 31 mai 2025, le déficit budgétaire du Maroc s’établit à 22,85 milliards de dirhams (soit environ 2,08 milliards d’euros), contre 11,23 milliards à la même période un an plus tôt, d’après les données publiées par la Trésorerie générale du Royaume (TGR). Les recettes ordinaires du Trésor ont progressé à 171 milliards de dirhams, dépassant les dépenses courantes qui s’élèvent à…

Au 31 mai 2025, le déficit budgétaire du Maroc s’établit à 22,85 milliards de dirhams (soit environ 2,08 milliards d’euros), contre 11,23 milliards à la même période un an plus tôt, d’après les données publiées par la Trésorerie générale du Royaume (TGR).

Les recettes ordinaires du Trésor ont progressé à 171 milliards de dirhams, dépassant les dépenses courantes qui s’élèvent à 159 milliards. Cette amélioration de 19,6 % par rapport à mai 2024 (143 milliards) s’explique principalement par la forte croissance des recettes fiscales : l’impôt sur les sociétés (IS) bondit de 36 % à 40 milliards de dirhams, l’impôt sur le revenu (IR) gagne 27 % pour atteindre 32 milliards, la TVA progresse de 9,4 % à 44 milliards, soutenue par une hausse de 13,8 % de la TVA intérieure.

Les recettes non fiscales ont, elles aussi, augmenté de 24,7 % pour s’élever à 20 milliards de dirhams. Les produits du monopole et les participations de l’État ont contribué à hauteur de 5,6 milliards (+48,9 %), tandis que les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services gérés de manière autonome (SEGMA) ont apporté 14 milliards supplémentaires.

En parallèle, les charges ordinaires ont crû de 24 % pour atteindre 159 milliards de dirhams (contre 128 milliards un an plus tôt). Cette augmentation reflète essentiellement la hausse des dépenses en biens et services (+26,2 %, à 131 milliards) et celle des intérêts de la dette (+13 %, à 16,8 milliards).

Les investissements ont, quant à eux, représenté 48 milliards de dirhams, soit une progression de 26 % par rapport à mai 2024 (38 milliards).

Au total, le besoin de financement du Trésor a doublé, passant à 44 milliards de dirhams (contre 22 milliards un an plus tôt). Pour le couvrir, l’État a levé 23 milliards sur le marché domestique, contre 21 milliards sur la même période en 2024.

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