L’économie ougandaise devrait enregistrer une croissance d’au moins 7 % au cours de l’exercice budgétaire 2025/26, qui débute en juillet prochain, a annoncé ce jeudi 12 juin, le ministre des Finances, Matia Kasaija, lors de son discours sur le budget. Cette dynamique de croissance pourrait même atteindre un rythme à deux chiffres dès le démarrage de la production nationale de pétrole et de gaz.
Selon les projections du ministère des Finances, l’économie poursuivra son accélération au cours du prochain exercice, soutenue par des investissements dans le secteur extractif. La taille de l’économie est estimée à 254 200 milliards de shillings ougandais (environ 66,1 milliards de dollars américains), avec un produit intérieur brut (PIB) par habitant attendu à 1 324 dollars, contre 1 263 dollars pour l’exercice se terminant le 30 juin 2025.
Du côté de l’inflation, la situation reste sous contrôle. Pour l’année se terminant en mai 2025, le taux d’inflation annuel s’est établi à 3,4 %, contre 4,1 % à la même période de l’année précédente. Ce ralentissement s’explique notamment par de bonnes performances à l’exportation et par une hausse des investissements directs étrangers, qui ont contribué à stabiliser le shilling ougandais. La production alimentaire a également augmenté grâce à des conditions météorologiques favorables et à la mise en œuvre du Modèle de développement paroissial (MDP). En parallèle, la coordination efficace des politiques budgétaire et monétaire a renforcé cette stabilité.
Par ailleurs, la baisse des prix mondiaux des produits pétroliers a aussi contribué à freiner la hausse des prix. L’Ouganda a pu tirer parti de cette tendance grâce aux importations directes de carburants par la compagnie nationale Uganda National Oil Company (UNOC), qui a éliminé les intermédiaires dans la chaîne d’approvisionnement. En conséquence, l’inflation devrait rester en deçà de l’objectif politique de 5 % par an.



