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Centrafrique : la dette publique frôle les 60% du PIB

Seon le bulletin statistique du 4ème trimestre 2024, publié par le ministère centrafricain des Finances et du Budget, au 31 décembre 2024, l’encours de la dette publique du pays est estimé à 997,33 milliards de FCFA (environ 1,7 milliard USD), soit 58,6% du Produit intérieur brut (PIB). Ce qui en fait le deuxième ratio dette/PIB…

Vue du centre-ville de la capitale centrafricaine. Illustration DR

Seon le bulletin statistique du 4ème trimestre 2024, publié par le ministère centrafricain des Finances et du Budget, au 31 décembre 2024, l’encours de la dette publique du pays est estimé à 997,33 milliards de FCFA (environ 1,7 milliard USD), soit 58,6% du Produit intérieur brut (PIB). Ce qui en fait le deuxième ratio dette/PIB le plus élevé au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) derrière le Congo, avec 94,74% du PIB à fin 2024.

Dans le détail, indique ce document, « la dette intérieure représente 65% de cette dette, soit 647,51 milliards de FCFA (environ 1,1 milliard USD), le reste, 35%, soit 349,82 milliards de FCFA (595 millions USD) constitue le dette extérieure ». Cependant, souligne le bulletin statistique évoqué supra, « ce taux d’endettement a très peu progressé entre 2023 et 2024 (moins de 2%) et reste en-deçà du seuil communautaire qui est de 70% du PIB ».

Risque de surendettement élevé

Pour autant, selon les institutions financières internationales (Banque mondiale, Fonds monétaire international (FMI) et Banque africaine de développement (BAD) entre autres), la Centrafricaine risque un surendettement global élevé. Même au sein du gouvernement, l’inquiétude plane à ce propos. En effet, alors qu’il présentait le projet de loi de finances 2025 à l’Assemblée nationale en décembre 2024, le ministre des Finances et du Budget, Hervé Ndoba, indiquait que « si le pays dispose encore d’une marge de manœuvre, le ratio du service de la dette par rapport aux recettes propres dépassent les normes établies ». L’argentier centrafricain fondait ses appréhensions sur ce que « le service de la dette absorbe une grande partie des recettes budgétaires, réduisant ainsi l’espace budgétaire disponible pour la réalisation des investissements publics ».

Hervé Ndoba relevait également que le niveau des arriérés cumulés traduit la gravité d’une situation qui pourrait plomber la crédibilité du pays engagé dans une campagne de mobilisation des fonds sur le marché financier afin de financer son Plan national de développement (PND) 2024-2028, budgétisé à plus de 7.000 milliards de FCFA (près de 12 milliards USD). En attendant la concrétisation des promesses faites en mai 2025 par la BAD, 201 milliards de FCFA (342 millions USD), et la Banque mondiale, 700 milliards de FCFA (1,2 milliard USD), le gouvernement centrafricain va organiser en juin 2025 au Maroc, une table-ronde des bailleurs de fonds pour lever au moins 2.014 milliards de FCFA (près de 3,5 milliards USD).

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