Washington, 11 juin 2025 . Selon des sources diplomatiques concordantes et un document confidentiel que Financial Afrik a pu consulter, la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda s’apprêtent à signer, d’ici la fin juin à Washington, un accord de paix sous médiation africaine et supervision américaine.
Le président congolais Félix Tshisekedi et son homologue rwandais Paul Kagame devraient parapher le texte lors d’un sommet organisé dans la capitale américaine, en présence du médiateur désigné par l’Union africaine. En amont, leurs ministres des Affaires étrangères sont attendus dès la semaine prochaine pour finaliser les derniers ajustements du projet.
Au cœur de cet accord : une cessation complète des hostilités dans l’Est de la RDC, notamment au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Le Rwanda s’engage à retirer, sans condition préalable, toutes ses « mesures défensives » du territoire congolais. En parallèle, Kinshasa lève l’état de siège dans le Nord-Kivu, marquant ainsi un retour à une administration civile.
Le projet prévoit également le retrait progressif du M23/AFC des zones sous son contrôle, avec une remise intégrale de l’autorité administrative à la RDC. Des discussions politiques, facilitées par le Qatar, sont prévues entre le M23 et le gouvernement congolais, dans le cadre du processus de paix de Nairobi-Luanda.
Les deux pays réaffirment leur reconnaissance des frontières internationales et s’interdisent toute incursion militaire, soutien ou tolérance à des activités hostiles à partir de leur territoire.
Un Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité RDC-Rwanda sera établi dans les 30 jours suivant l’entrée en vigueur de l’accord. Il aura pour mission la neutralisation des FDLR, la sécurisation des populations civiles et la reprise du contrôle des zones minières stratégiques.
L’accord met aussi l’accent sur le retour des réfugiés et des déplacés internes, avec l’appui des Nations Unies. Une initiative conjointe d’intégration économique régionale est également prévue, axée sur la transparence des chaînes d’approvisionnement en minerais critiques, la gestion environnementale et la coopération énergétique. Washington et des investisseurs américains sont mentionnés comme partenaires potentiels.
Un comité de suivi, incluant les deux pays, le facilitateur de l’UA et un groupe d’amis internationaux, sera chargé de la mise en œuvre. L’accord entre en vigueur dès sa signature officielle et est prévu pour une durée indéterminée.
Cet accord pourrait marquer un tournant décisif dans l’un des conflits les plus meurtriers du continent africain. À suivre de près dans les prochaines heures.




