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Maroc : Le besoin de liquidité des banques s’allège à 118,7 milliards de dirhams en avril 2025

Le besoin de liquidité des banques marocaines a poursuivi son repli en avril 2025, atteignant une moyenne hebdomadaire de 118,7 milliards de dirhams (13,06 milliards de dollars), contre 131,2 milliards un mois plus tôt, selon Bank Al-Maghrib (BAM). Dans ce contexte, l’institut d’émission a injecté 131,5 milliards de dirhams dans le système bancaire, répartis entre…

Le besoin de liquidité des banques marocaines a poursuivi son repli en avril 2025, atteignant une moyenne hebdomadaire de 118,7 milliards de dirhams (13,06 milliards de dollars), contre 131,2 milliards un mois plus tôt, selon Bank Al-Maghrib (BAM).

Dans ce contexte, l’institut d’émission a injecté 131,5 milliards de dirhams dans le système bancaire, répartis entre avances à 7 jours (50,6 milliards), opérations de pension livrée (47,6 milliards) et prêts garantis à long terme (33,3 milliards).

Sur le marché interbancaire, les échanges quotidiens se sont établis en moyenne à 4,1 milliards de dirhams, avec un taux moyen pondéré de 2,25%. Parallèlement, les taux sur les bons du Trésor ont poursuivi leur repli, aussi bien sur le marché primaire que secondaire.

Du côté des dépôts, les taux créditeurs ont légèrement progressé en mars, atteignant 2,78% pour les dépôts à 6 mois (+20 points de base) et 2,87% pour ceux à un an (+7 pb). À l’inverse, les taux débiteurs ont enregistré une baisse de 10 pb au premier trimestre, s’établissant à 4,98% en moyenne. Pour les entreprises non financières, les taux ont reculé de 16 pb à 4,84%, tirés par une baisse sur les facilités de trésorerie (−26 pb à 4,73%). Les crédits à l’équipement et à la promotion immobilière ont toutefois vu leurs taux augmenter, respectivement à 5,14% (+16 pb) et 5,49% (+31 pb).

Les taux appliqués aux grandes entreprises et aux TPME ont également fléchi, à 4,96% (−12 pb) et 5,61% (−9 pb). En revanche, les crédits aux particuliers ont connu une hausse de 17 pb à 5,96%, tirée par les prêts à la consommation (+14 pb à 7,13%), tandis que ceux à l’habitat sont restés stables (4,74%).

En mars, l’agrégat monétaire M3 a progressé de 8% en glissement annuel. Cette évolution reflète une hausse de 9,3% de la circulation fiduciaire, de 11,4% des dépôts à vue – alimentés par une augmentation de 8,8% des dépôts des ménages et de 18,8% de ceux des entreprises privées –, ainsi qu’un bond de 17,9% des encours des OPCVM monétaires. En parallèle, les dépôts à terme ont reculé de 0,7%.

Concernant les contreparties de la masse monétaire, le crédit bancaire a progressé de 5,1%, porté par une hausse de 11,3% des prêts au secteur financier et de 3,9% à destination du secteur non financier. Les crédits aux entreprises privées ont augmenté de 2,1%, avec des hausses marquées dans les prêts à l’équipement (+9,3%) et à la promotion immobilière (+6,4%), mais une baisse de 0,5% des facilités de trésorerie. Les crédits aux entreprises publiques ont crû de 11,9%.

Chez les ménages, le crédit a progressé de 2,3%, réparti entre l’habitat (+2,2%) et la consommation (+2,1%). Les créances en souffrance ont, elles, augmenté de 2,3%, principalement tirées par les ménages (+6,4%), tandis qu’elles ont diminué de 0,6% pour les entreprises privées. Le taux de créances en souffrance s’établit désormais à 8,4% du total des crédits.

Par secteur d’activité, les hausses les plus notables de crédits concernent l’électricité, gaz et eau (+13,4%), les industries extractives (+16,9%) et le commerce (+3,4%). À l’inverse, des baisses sont observées dans les industries chimiques (−5,1%), textiles (−4,3%) et l’hôtellerie-restauration (−12,8%).

Enfin, les réserves de change ont progressé de 2,5% à 370,9 milliards de dirhams, représentant 5 mois et 4 jours d’importations. Les créances nettes sur l’administration centrale ont crû de 7,5%, portées par une hausse de 10,1% des bons du Trésor détenus par les banques et de 24,2% de ceux des OPCVM monétaires. Les placements liquides ont bondi de 14,8%, avec des augmentations de 26% pour les titres d’OPCVM obligataires et de 48,9% pour ceux en actions et diversifiés.

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