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Ouganda : la Banque mondiale reprend ses financements après une suspension liée à la loi anti-LGBT

La Banque mondiale a annoncé, ce jeudi 5 mai, la reprise de ses financements en Ouganda, près de deux ans après avoir suspendu toute nouvelle aide au pays. Cette décision de gel était intervenue en réaction à l’adoption, en août 2023, d’une loi anti-LGBT particulièrement sévère, prévoyant notamment des peines allant jusqu’à la prison à…

La Banque mondiale a annoncé, ce jeudi 5 mai, la reprise de ses financements en Ouganda, près de deux ans après avoir suspendu toute nouvelle aide au pays. Cette décision de gel était intervenue en réaction à l’adoption, en août 2023, d’une loi anti-LGBT particulièrement sévère, prévoyant notamment des peines allant jusqu’à la prison à vie et la peine de mort.

Selon des informations relayées par Reuters, l’institution a travaillé en étroite collaboration avec les autorités ougandaises pour mettre en place des mesures d’atténuation destinées à limiter les impacts potentiels de la loi dite anti-homosexualité (AHA) sur les populations ciblées. Après plusieurs mois de suivi, la Banque mondiale estime désormais que les garanties mises en œuvre dans l’ensemble des projets en cours sont jugées satisfaisantes.

Dans cette dynamique, trois nouveaux projets ont été approuvés par le Conseil d’administration de la Banque, ciblant des secteurs jugés prioritaires : la protection sociale, l’éducation et les déplacements forcés, notamment liés aux réfugiés.

La loi AHA a entraîné de lourdes conséquences économiques pour le pays. D’après l’ONG britannique Open for Business, l’Ouganda aurait perdu chaque année entre 586 millions et 2,4 milliards de dollars en raison du retrait ou de la suspension de financements étrangers.

Pour rappel, la loi qualifie « d’homosexualité aggravée » certains actes passibles de la peine de mort, notamment les relations homosexuelles impliquant une personne handicapée ou entraînant la transmission d’une maladie grave. Elle prévoit également jusqu’à 20 ans d’emprisonnement pour toute forme de « promotion » de l’homosexualité.

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