Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Souleymane Diarrassouba, a présidé la cérémonie d’ouverture officielle du séminaire bilan marquant les dix années d’existence du Guichet Unique du Commerce Extérieur (GUCE) de Côte d’Ivoire, ce lundi 2 juin à Abidjan. Un événement majeur salué par la présence de nombreux membres du gouvernement, du corps diplomatique, des partenaires techniques et financiers ainsi que d’acteurs clés du secteur privé.
Dans un discours empreint de reconnaissance et de vision, le ministre a rendu hommage au Premier ministre Robert Beugré Mambé pour son soutien constant à la politique d’amélioration de l’environnement des affaires. Il a également salué les dirigeants du GUCE CI, notamment le président du Conseil d’administration, Yssouf Fadika, et le directeur général, Kitifolo Kignaman-Soro, pour leur rôle dans cette « success story ivoirienne ».
Créé en 2013 dans le cadre du Plan national de développement (PND 2011–2015), le GUCE CI s’est imposé comme un outil central de modernisation de l’administration commerciale du pays. En facilitant les formalités d’importation, d’exportation et de transit, il a contribué à réduire les délais, à abaisser les coûts logistiques et à améliorer la transparence dans les transactions commerciales.
« Grâce au GUCE, la valeur totale des échanges commerciaux de la Côte d’Ivoire a bondi de 121 %, passant de 21,6 milliards de dollars US en 2012 à 47,73 milliards de dollars US en 2024 », selon le département du Commerce.
Des réformes majeures
Parmi les innovations majeures impulsées par le GUCE figurent la dématérialisation complète de la fiche de déclaration d’importation (FDI), l’automatisation des certificats phytosanitaires et le paiement en ligne des autorisations préalables d’Importation. Ces avancées facilitent l’accès des produits ivoiriens aux marchés internationaux et renforcent la crédibilité des certificats d’exportation.
D’autres pays africains se sont inspirés de cette expérience : c’est le cas du Bénin, du Cameroun et de la Guinée.
Un levier d’inclusion économique et d’attractivité
Au-delà des chiffres, le ministre du Commerce a souligné le rôle du GUCE comme moteur d’inclusion économique, en facilitant l’accès aux formalités pour les PME, les jeunes entrepreneurs et les opérateurs économiques en zones rurales. « Le GUCE est bien plus qu’une plateforme technologique ; c’est un levier de souveraineté économique pour la Côte d’Ivoire », a-t-il insisté.
Le guichet unique participe également à la sécurisation des recettes de l’État et à la mise en œuvre d’initiatives régionales, comme l’interconnexion future avec d’autres guichets de la ZLECAf.
À l’heure du bilan, l’heure est aussi à la projection. La structure a détaillé les prochaines étapes du GUCE, notamment le déploiement du Port Community System (PCS), le renforcement de l’intégration régionale et l’accessibilité multilingue et mobile de ses services.
Un appel à la co-construction
Le ministre a conclu son intervention en appelant à une synergie renforcée entre le secteur public et le secteur privé, afin de continuer à faire de la Côte d’Ivoire un hub logistique et commercial de référence en Afrique. Il a déclaré ouvert le séminaire, en invitant les participants à contribuer activement à cette dynamique commune.
« Le GUCE est désormais un modèle, un outil stratégique au service de notre ambition nationale et régionale », a-t-il résumé.
