La Banque mondiale a approuvé un financement de 125,16 millions de dollars en faveur de la Tunisie, dont 17,16 millions de dollars sous forme de subvention provenant du Fonds de lutte contre les pandémies. Cette enveloppe vise à soutenir un vaste projet de renforcement du système de santé dans les 24 gouvernorats du pays, selon un communiqué publié ce jeudi 29 mai par l’institution financière.
L’objectif est de renforcer l’accès à des services de santé résilients, réactifs et de qualité, tout en préparant le pays à mieux faire face aux urgences sanitaires et futures pandémies. Le projet prévoit également une modernisation des services médicaux, un renforcement de la gouvernance du secteur et une digitalisation du système de santé publique, en ligne avec la stratégie nationale tunisienne.
« En renforçant la résilience et la réactivité du système de santé tunisien, ce projet contribuera à garantir que tous les Tunisiens, en particulier les plus vulnérables, puissent accéder à des soins de qualité en temps utile », a déclaré Alexandre Arrobbio, chef des opérations de la Banque mondiale pour la Tunisie.
Un soutien direct aux professionnels de santé
Ce programme d’envergure vise notamment à améliorer l’accès aux soins critiques, aux services d’urgence et aux interventions hospitalières, tout en soutenant les professionnels de santé de première ligne. Ces derniers bénéficieront de formations dans des domaines clés comme la surveillance épidémiologique, les soins d’urgence, et l’utilisation de technologies numériques telles que les dossiers médicaux électroniques.
Trois axes pour une transformation durable
Le projet s’articule autour de trois volets principaux, notamment, le développement de systèmes de surveillance intégrés et le renforcement des capacités des laboratoires et infrastructures de santé publique, la réorganisation des soins primaires à l’échelle communautaire, l’amélioration des soins d’urgence et des structures hospitalières.
Pour Yassine Kalboussi, spécialiste santé à la Banque mondiale et responsable du projet, « ce projet soutiendra la transformation technologique et structurelle du système de santé, renforcera les capacités du personnel médical et améliorera la qualité des services, en particulier dans les zones les plus mal desservies », a-t-il souligné.
