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Gabon : le gouvernement suspend les baux administratifs

Le gouvernement gabonais vient de suspendre le paiement des loyers administratifs qui percevaient jusqu’alors les privés sur leurs bâtiments qui louaient l’Etat. L’annonce a été faite le 26 mai 2025 par le ministre d’État, ministre de l’Économie, des Finances et des Participations, de la Dette et de la Lutte contre la vie chère, Henri Claude…

Le gouvernement gabonais vient de suspendre le paiement des loyers administratifs qui percevaient jusqu’alors les privés sur leurs bâtiments qui louaient l’Etat. L’annonce a été faite le 26 mai 2025 par le ministre d’État, ministre de l’Économie, des Finances et des Participations, de la Dette et de la Lutte contre la vie chère, Henri Claude Oyima, dans une note officielle qui suspendait « immédiatement » le traitement et du paiement des baux administratifs.

La décision d’Henri Claude Oyima intervient dans un contexte, de sources officielles, les dépenses liées au paiement des loyers administratifs aux privés ont plus que quadruplé en 12 ans. En effet, ces dépenses sont passées de 6,6 milliards de FCFA (11,2 millions USD) en 2013 à plus de 25 milliards de FCFA (près de 42,5 millions USD) en 2025. Dans le même temps, du fait du poids de ces dépenses sur les finances publiques, l’Etat gabonais a cumulé à ce propose une dette de plus de 67 milliards de FCFA (environ 114 millions USD). Le gouvernement gabonais explique cette situation par plusieurs facteurs. Notamment « la création de nouvelles entités administratives ; l’absence de financement pour la réhabilitation des bâtiments existants ; le manque de constructions neuves ; la démolition de la Cité de la Démocratie, ancien siège de plusieurs institutions internationales ; et une gestion jugée peu rigoureuse des ressources affectées à ce poste de dépense ».

Pour le ministre d’Etat, ministre de l’Economie, il est question « d’assainir la gestion des ressources publiques, dans un contexte marqué par un effort de rationalisation des finances de l’État ». En effet, dans la note officielle évoquée ci-dessus, Henri Claude Oyima indique que « les différents services concernés sont appelés à respecter scrupuleusement cette directive, dans l’intérêt de la transparence et de la soutenabilité des finances publiques ».

Vente temporaire pour les privés

La suspension décidée par le gouvernement gabonais fait plusieurs victimes parmi les promoteurs immobiliers qui font louer leurs immeubles privés à l’Etat. L’on note alors que, pour la plupart, « ce sont d’anciens barons du régime défunt qui fructifiaient ainsi leurs investissements privés ».

Pourtant, ce n’est pas la première fois que le gouvernement gabonais prend une telle décision au sujet des baux administratifs. Ainsi, l’on se souvient que, sous le régime d’Ali Bongo Ondimba, une décision similaire avait été prise mais n’avait pas fait florès.

Pour rappel, selon des sources officielles, l’Etat gabonais est l’un des plus grands locataires dans son propre territoire. A titre d’illustration, les mairies de la capitale, Libreville, sont des locataires. De même, plusieurs ministères sont hébergés par des privés.La suspension des baux administratifs décidée par Henri Claude Oyima rentre dans le cadre d’un vaste mouvement engagé par ce membre du gouvernement pour lutter contre le train de vie principe de l’Etat et de ses personnels. C’est dans cette logique qu’il a décidé de retenir les missions et formations à l’étranger pour le compte de son ministère.

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