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Aux assemblées annuelles de la BAD, le potentiel financier mal exploité de l’Afrique au menu des travaux

C’est un constat partagé par tous les acteurs : en Afrique, les actifs des fonds de pensions croissent rapidement. S’ils sont pleinement exploités, ils pourraient fournir des ressources vitales pour le financement du développement, selon la Banque africaine de développement (BAD). Par ailleurs, les actifs gérés par les fonds de pension s’élevaient à 676 milliards de dollars…

C’est un constat partagé par tous les acteurs : en Afrique, les actifs des fonds de pensions croissent rapidement. S’ils sont pleinement exploités, ils pourraient fournir des ressources vitales pour le financement du développement, selon la Banque africaine de développement (BAD). Par ailleurs, les actifs gérés par les fonds de pension s’élevaient à 676 milliards de dollars en 2017. 

Mieux, les envois de fonds de la diaspora sont actuellement la source de financement externe la plus importante et la plus stable en Afrique, représentant une contribution significative des Africains au financement du développement de l’Afrique. Ils sont passés de 67 milliards de dollars en 2016 à 96 milliards en 2022. Autant de niches de financement converties en problématiques qui vont animer les Assemblées annuelles 2025, qui ont débuté ce dimanche 25 mai à Abidjan.

Pour cette édition, la BAD planche en effet sur le thème :« Tirer le meilleur parti du capital de l’Afrique pour favoriser son développement ». Selon les organisateurs, ce thème permettra à la Banque de collaborer avec les pays membres régionaux pour identifier les opportunités et mettre en œuvre des politiques spécifiques pour faire du capital de l’Afrique (capital humain, naturel, financier et commercial), le principal moteur de la transformation structurelle et de la transition vers des économies plus inclusives, plus vertes et plus résilientes au cours des prochaines décennies.

Selon des estimations, le potentiel de ressources financières de l’Afrique est énorme. Cela confirme que le continent dispose de moyens pour financer son propre développement, si les politiques et les réformes adéquates sont mises en œuvre de manière cohérente. « Le potentiel de ressources des fonds souverains africains est énorme. En 2020, l’ensemble des actifs gérés par 13 fonds souverains africains était estimé à 24 milliards de dollars », affirme la BAD.

Mais le continent a l’un des taux d’épargne les plus faibles du monde en développement. Les données de la BAD démontrent que le taux d’épargne domestique moyen est de 20 % pour la période 2010-2020, nettement inférieur à 35 % et 28 % pour l’Asie de l’Est et le Pacifique et l’Asie du Sud, respectivement. Cela signifie qu’il est possible d’améliorer l’épargne intérieure si des réformes appropriées sont mises en place pour renforcer les marchés financiers nationaux. 

Aussi, le continent a un déficit infrastructurel considérable. Le déficit de financement de l’Afrique, estimé à 402,2 milliards de dollars par an, pour accélérer la transformation structurelle, est un défi significatif. Et selon les Perspectives économiques en Afrique 2024, les ressources obtenues grâce à ces réformes proposées devraient couvrir environ 42 % du déficit de financement estimé pour la seule transformation structurelle. « L’Afrique a besoin de plus de 1,3 billion de dollars pour atteindre les objectifs de développement durable, de 68 à 108 milliards de dollars par an pour le financement des infrastructures et de 242,4 milliards de dollars par an pour le financement de la lutte contre le changement climatique jusqu’en 2050 », dit-on.

LIRE AUSSI. Coup d’envoi des assemblées annuelles de la BAD

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