Le Fonds monétaire international (FMI) a conclu, ce jeudi 22 mai, un accord de financement de 365 milliards de FCFA, soit environ 630 millions de dollars, avec le Tchad. C’était à l’issue d’une mission du fonds qui s’est déroulée à N’Djamena du 5 au 16 mai 2025.
Cette entente porte sur un programme de financement de quatre ans, dans le cadre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et vise à soutenir le Plan national de développement « Tchad Connexion 2030 » et à renforcer la stabilité macroéconomique du pays, dans un contexte marqué par la baisse des recettes pétrolières, la réduction de l’aide publique au développement et l’instabilité régionale.
Ce soutien financier, salué comme un levier crucial pour le redressement économique du pays, intervient dans un contexte de fortes tensions économiques et de défis régionaux persistants. En contrepartie, les autorités tchadiennes se sont engagées à entreprendre une série de réformes budgétaires et structurelles profondes.
Un appui décisif dans un contexte fragile
La signature de cet accord intervient à un moment critique pour le Tchad, confronté à une conjoncture économique morose. La chute des revenus pétroliers, principale source de devises du pays, combinée à l’instabilité politique dans la région du Sahel, a mis à rude épreuve les finances publiques. Selon les dernières estimations, la croissance reste faible, l’inflation persiste et la dette publique frôle des niveaux inquiétants.
A noter que le programme conclu avec le FMI ne se limite pas à un simple appui budgétaire. Il prévoit un ensemble de réformes rigoureuses, notamment une meilleure mobilisation des recettes fiscales, la rationalisation des dépenses publiques, ainsi qu’une plus grande transparence dans la gestion des ressources de l’État. Le gouvernement s’engage également à renforcer la gouvernance des entreprises publiques et à améliorer le climat des affaires.




