Le prix Félix Houphouët-Boigny de l’UNESCO pour la Recherche de la Paix a été attribué à António Costa, président du Conseil européen et ancien Premier ministre du Portugal, pour son engagement pour le multilatéralisme et la solidarité internationale. La cérémonie de remise du prix s’est déroulée ce jeudi 22 mai à Abidjan en présence de plusieurs invités – dont Faure Gnassingbé, président du Conseil de la République du Togo – autour du président ivoirien Alassane Ouattara.
Le président de la République, Alassane Ouattara, a signifié que cette cérémonie est une occasion de célébrer la mémoire de Félix Houphouët-Boigny, celui qui a fait de la paix un sacerdoce politique, une seconde religion. A l’en croire, cette distinction continue d’honorer, à travers le monde, les personnalités, institutions, ou organisations ayant contribué de manière significative à la promotion, à la recherche et au maintien de la paix. Des valeurs de paix qu’il entend lui-même perpétuer dans le monde.
Le Président du Conseil européen, Antonio Luis Santos Da Costa, a plaidé en faveur d’une nouvelle alliance Afrique-Europe en tête de la promotion du multilatéralisme pour un monde plus sûr, plus juste et durable. Il a lancé cet appel au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire lors de la cérémonie de remise du Prix Félix Houphouët-Boigny Unesco pour la recherche de la paix dont il est le lauréat 2024.
Selon l’ancien Premier ministre portugais, il est plus qu’opportun de promouvoir aux quatre coins du monde, les idéaux du premier Président ivoirien, Félix Houphouët-Boigny, connu pour la formule « la paix n’est pas un vain mot, mais un comportement ». Il a aussi dénoncé les violations des droits humains fondamentaux notamment à Gaza, au Soudan et en République démocratique du Congo.
Un Prix spécial a également été décerné à la Fondation Azucar, dirigée par Sonia Viveros, en reconnaissance de son action en faveur des droits des Afro-descendants en Amérique latine et de son engagement pour une société plus inclusive et équitable.
« Je me suis interrogé sur les raisons pour lesquelles j’ai mérité ce prix. Je n’ai jamais signé de traité de paix, ni participé à une négociation de paix. Mais j’ai compris que la paix, c’est beaucoup plus que l’absence de guerre. C’est se connaître, se comprendre, dialoguer, et promouvoir les valeurs universelles par l’éducation et la culture », a-t-il déclaré.
