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Afrique de l’ouest: la CEDEAO et l’AES entament des consultations

Les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel (AES) composée du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont tenu, ce jeudi 22 mai à Bamako, une rencontre officielle avec le président de la commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, (CEDEAO). Une rencontre annoncée tard dans…

Les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel (AES) composée du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont tenu, ce jeudi 22 mai à Bamako, une rencontre officielle avec le président de la commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, (CEDEAO). Une rencontre annoncée tard dans la soirée par le biais d’un communiqué conjoint, marquant ainsi l’ouverture d’un dialogue structuré en vue des négociations post-retrait de ces 3 Etats de la principale organisation ouest-africaine.

Selon le communiqué, il s’agissait de « consultations en prélude aux négociations portant sur les questions d’intérêt commun » entre la confédération AES et la CEDEAO. Cette rencontre de Bamako a permis d’aborder une série de thématiques centrales.

« Les deux parties ont adopté le relevé des conclusions des consultations en vue du lancement des négociations », précise le communiqué. Parmi les sujets traités figuraient les aspects politiques, diplomatiques, administratifs, institutionnels, juridiques, sécuritaires ainsi que les questions de développement économique et social.

« Coopération efficace »

Ce cadrage ouvre la voie à une reconfiguration des relations entre l’AES et la CEDEAO, dans un contexte où les trois États sahéliens cherchent à affirmer leur souveraineté tout en préservant certains acquis communautaires. En janvier 2024, leurs dirigeants, tous des militaires, ont annoncé leur retrait de la CEDEAO, ce que l’institution semble acter une année après.

« Les Parties ont exprimé une préoccupation commune sur la situation sécuritaire et sont convenues de l’urgence de travailler à créer les conditions nécessaires à une coopération efficace dans le cadre de la lutte contre le terrorisme », souligne aussi le communiqué.

Alors que l’AES cherche à bâtir ses propres institutions, cette phase de consultation pourrait être la première étape vers un modèle de coopération repensé, basé sur des accords bilatéraux ou multilatéraux spécifiques avec la CEDEAO. Reste à voir si les rounds suivants permettront d’aboutir à une coexistence institutionnelle viable, dans une région en quête de stabilité et d’intégration.

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