Le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) a appelé ses États membres touchés par les droits de douane américains à adopter une position unifiée pour trouver des solutions à leurs relations commerciales sous le régime de Donald Trump. Les huit pays de la région sont en effet confrontés à des difficultés commerciales causées par ces tarifs instaurés par Washington le 2 avril dernier pour combler les déficits commerciaux et relancer les secteurs manufacturier et industriel nationaux.
Dans une déclaration de politique générale, le COMESA prône une stratégie de coopération variable, incluant l’exploration d’accords commerciaux alternatifs, le renforcement du commerce intrarégional et la stimulation des investissements dans les infrastructures régionales.
Selon les informations, les droits de douane américains et les éventuelles mesures de rétorsion pourraient entraîner une baisse du PIB mondial de 0,43 %, ce qui impacterait négativement la demande d’exportations du COMESA, largement tributaire des échanges extérieurs au bloc.
Par exemple, la République démocratique du Congo est soumise à un droit de douane de 11 % imposé par les États-Unis. Les autres pays touchés sont la Libye (31 %), Madagascar (47 %), le Malawi (17 %), Maurice (40 %), la Tunisie (28 %), la Zambie (17 %) et le Zimbabwe (18 %).
« Ces nouveaux droits de douane constituent donc un coup dur pour l’Agoa, une politique commerciale exceptionnelle acceptée par de nombreux pays non africains à l’Organisation mondiale du commerce. Ironiquement, l’Agoa a été accordée à la demande du gouvernement américain », a averti le COMESA.
Par ailleurs, la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a annoncé qu’elle « procédera à une évaluation détaillée de l’impact des mesures américaines sur le commerce avec la région. Cette évaluation devrait être examinée par les ministres concernés lors des prochaines réunions du Comité des ministres du Commerce et du Groupe de travail ministériel sur l’intégration régionale en juin 2025. »




