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A Bamako, la Banque de développement de l’AES prend forme

La Confédération des États du Sahel (AES) franchit une nouvelle étape dans son processus d’intégration. Ce mercredi 21 mai, Bamako la capitale malienne , a en effet accueilli une réunion d’experts autour d’un projet stratégique : la création de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES). Cette institution, appelée à devenir un pilier…

La Confédération des États du Sahel (AES) franchit une nouvelle étape dans son processus d’intégration. Ce mercredi 21 mai, Bamako la capitale malienne , a en effet accueilli une réunion d’experts autour d’un projet stratégique : la création de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES). Cette institution, appelée à devenir un pilier de financement pour les États membres, ambitionne de transformer durablement l’économie de la région.

La rencontre s’est déroulée sous l’égide du ministre malien de l’Économie et des Finances, Alhousseini Sanou, en présence de la ministre des Transports et des Infrastructures, Dembélé Madina Sissoko, et du président du Comité des experts de l’AES. Ensemble, ils ont placé la création de la BCID-AES au centre des priorités du pilier « développement » de la Confédération, dans un contexte marqué par la volonté d’ancrer la souveraineté économique du Sahel.

Pensée comme un outil de financement des infrastructures et un levier de soutien à l’économie productive, cette banque régionale pourrait jouer un rôle clé dans la mise en œuvre des projets stratégiques des pays membres.

Discussions techniques

Pendant deux jours, les experts venus des différents pays membres vont plancher sur les paramètres essentiels de la future banque : capital de départ, mécanismes de gouvernance, critères de sélection des projets, et partenariats avec d’autres institutions africaines ou internationales.

L’objectif est clair : doter l’AES d’un instrument financier autonome, capable de catalyser l’investissement dans des secteurs critiques comme les infrastructures de transport, l’agriculture, l’énergie ou encore l’industrialisation locale.

Une dynamique d’émancipation économique

Cette réunion s’inscrit dans la dynamique de structuration institutionnelle de l’AES, créée en 2023 par le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Dans un contexte géopolitique instable et face à des défis socio-économiques majeurs, les États membres de la Confédération cherchent à construire une voie propre au développement, centrée sur les besoins des populations du Sahel.

La BCID-AES, si elle voit effectivement le jour, pourrait devenir un symbole fort de cette volonté de rupture avec les modèles économiques imposés de l’extérieur, et constituer un tournant majeur dans l’histoire économique du Sahel

Selon les informations communiquées en mars dernier par le président de la transition malienne, Assimi Goïta, par ailleurs président en exercice de l’AES, ce projet – annoncé depuis janvier – sera mis en place avec un capital initial de 500 milliards de FCFA (7,62 milliards d’euros).

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