L’économie égyptienne continue d’afficher des signes encourageants de redressement, portés par les réformes engagées par le gouvernement en partenariat avec la Banque centrale et le Fonds monétaire international (FMI). C’est ce qu’a souligné le Premier ministre, Dr Mostafa Madbouly, dans une déclaration faite ce dimanche 18 mai, à l’issue d’une réunion tenue en marge de la visite d’une délégation du FMI dans le cadre de la cinquième revue du programme de réforme économique.
Lors de son intervention, le chef du gouvernement a affirmé que l’économie égyptienne a démontré sa résilience face aux chocs externes majeurs subis au cours des dernières années, à l’instar de nombreuses économies dans le monde. Il a ajouté que le FMI avait confirmé cette solidité, saluant les progrès réalisés dans le cadre du programme de réformes.
Selon Dr Madbouly, l’Égypte avance à un rythme soutenu dans la mise en œuvre de sa stratégie de réforme, ce qui se reflète dans plusieurs indicateurs positifs. Au premier semestre 2025, le taux de croissance économique s’est établi à environ 3,9 %.
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Le secteur privé a également montré une forte dynamique, avec une hausse de 80 % des investissements, tandis que les investissements directs étrangers ont progressé de 17 % entre juillet et décembre 2024. Les exportations non pétrolières ont enregistré une croissance de 33 % sur les neuf premiers mois de l’année, stimulant des secteurs clés comme l’industrie, les technologies de l’information et de la communication, le tourisme et d’autres domaines stratégiques. Cette performance a renforcé la confiance des investisseurs dans l’économie égyptienne.
Autre indicateur notable : le taux de chômage est tombé sous la barre des 7 %, un record historique pour le pays.
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Le Premier ministre a par ailleurs souligné la nette amélioration de la situation macroéconomique. L’inflation est passée à 13,9 % en avril, contre plus de 37 % à la même période en 2024. Le déficit budgétaire a été réduit à 6,5 % sur les dix derniers mois, contre 6,7 % précédemment. L’objectif est de ramener la dette publique à environ 85 % du PIB d’ici fin juin 2025, contre 96 % en juin 2023.
Enfin, Dr Madbouly a présenté le programme national de réforme comme un modèle de réussite, grâce notamment à l’adoption d’un taux de change flexible, à l’accroissement des réserves de change, à la discipline budgétaire et aux efforts soutenus pour réduire le ratio dette/PIB.
