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Conflit territorial: la Cour internationale de justice tranche en faveur de la Guinée Equatoriale face au Gabon

‎La Cour internationale de justice (CIJ) a rendu ce lundi 19 mai 2025 sa décision dans le différend frontalier opposant la Guinée équatoriale au Gabon. Dans un arrêt détaillé, l’organe judiciaire principal des Nations Unies a reconnu les droits de souveraineté de la Guinée équatoriale sur un groupe de petites îles situées dans le golfe…

Les îles Mbanié au centre d'un différend territorial entre le Gabon et la Guinée équatoriale.

‎La Cour internationale de justice (CIJ) a rendu ce lundi 19 mai 2025 sa décision dans le différend frontalier opposant la Guinée équatoriale au Gabon. Dans un arrêt détaillé, l’organe judiciaire principal des Nations Unies a reconnu les droits de souveraineté de la Guinée équatoriale sur un groupe de petites îles situées dans le golfe de Guinée, une zone potentiellement riche en hydrocarbures. Ce jugement met un terme à un contentieux territorial vieux de plusieurs décennies.

La Cour a en effet confirmé la souveraineté de la Guinée équatoriale sur l’île de Mbanié, ainsi que sur les îlots de Cocotiers et de Conga. Elle a par ailleurs établi une nouvelle frontière maritime reposant sur le principe de l’équidistance modifiée, tenant compte des configurations géographiques des deux États.

‎Concernant la frontière terrestre, la CIJ a validé, avec quelques ajustements mineurs, la ligne établie par la commission mixte Gabon–Guinée équatoriale dans les années 2000, une délimitation globalement favorable à Malabo.

‎Dans sa décision définitive et juridiquement contraignante, la Cour a estimé que la revendication de la Guinée équatoriale s’appuyait sur la convention de 1900, qui répartissait les possessions coloniales entre la France et l’Espagne en Afrique de l’Ouest. À l’inverse, elle a jugé que l’accord invoqué par le Gabon, datant de 1974, ne constituait pas un traité juridiquement opposable.‎

‎En conséquence, le Gabon devra retirer ses forces armées de l’île de Mbanié, un territoire de moins d’un kilomètre de long situé au large de ses côtes. ‎

Présence militaire

‎Pour mémoire, en 1972, l’armée gabonaise avait évincé les troupes équato-guinéennes de l’île avant d’y établir une présence militaire permanente, malgré l’absence de population permanente sur ce territoire d’environ 30 hectares.

‎‎Le différend, qui concerne également les îlots de Cocotiers et Conga, avait été relégué au second plan jusqu’au début des années 2000, lorsqu’un regain d’intérêt pour les ressources pétrolières offshore du golfe de Guinée a ravivé les tensions.

‎‎Après plusieurs années de médiation sous l’égide des Nations Unies, les deux pays, tous deux producteurs de pétrole, avaient signé en 2016 un accord confiant à la CIJ la mission de trancher définitivement le litige.

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