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Coup de théâtre dans la reprise d’Oragroup : Vista Group se retire, la BCEAO surveille

Nouvelle secousse dans le feuilleton Oragroup. Dans un courrier daté du 13 mai 2025, Vista Group Holding, présidé par le très médiatique financier burkinabè Simon Tiemtoré, annonce officiellement l’arrêt de son processus d’acquisition des parts majoritaires détenues par Emerging Capital Partners (ECP) dans Oragroup. La justification ? La « dégradation des actifs » du groupe…

Nouvelle secousse dans le feuilleton Oragroup. Dans un courrier daté du 13 mai 2025, Vista Group Holding, présidé par le très médiatique financier burkinabè Simon Tiemtoré, annonce officiellement l’arrêt de son processus d’acquisition des parts majoritaires détenues par Emerging Capital Partners (ECP) dans Oragroup. La justification ? La « dégradation des actifs » du groupe bancaire panafricain, confirmée, selon Vista, par les réserves émises par les commissaires aux comptes.

Mais en coulisses, la réalité semble plus complexe. D’après nos informations, la Commission bancaire de l’UMOA s’est réunie en urgence lundi dernier avec les administrateurs d’Oragroup conduits par son PCQ. Au cœur des échanges : les différentes alternatives de restructuration du groupe bancaire.

Le marché qui observe avec perplexité les annonces de rachat en cascade du groupe – souvent sans suite concrète – s’interroge plus que jamais sur sa capacité financière. Une hypothèse battue en brèche par des sources généralement bien informées, qui estiment que Vista Group avait placé 80 milliards de FCFA dans un compte séquestre en prévision de la transaction. « L’argument

De l’avis des observateurs, ce retrait, annoncé le 16 mai, intervient comme une manœuvre préventive pour éviter une désapprobation formelle de la Commission bancaire. Il met également un terme à près de deux ans d’attente, depuis la première tentative avortée en septembre 2023.

Derrière la façade du communiqué, le désengagement de Vista relance forcément un plan, B voire C. Plusieurs institutions de premier rang, plus solides financièrement, seraient à pied d’œuvre pour repositionner Oragroup sur des bases plus crédibles. Une nouvelle séquence s’ouvre pour la banque panafricaine, désormais délestée d’un acquéreur plus ambitieux que solvable.

Reste une question centrale : la banque d’affaires qui avait soutenu Vista dans cette opération sera-t-elle tenue pour responsable d’avoir écarté d’autres repreneurs potentiels, plus crédibles mais moins flamboyants ? Le marché, lui, aura retenu la leçon : la solidité financière ne se mesure pas aux communiqués

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