À l’occasion de l’Africa CEO Forum, un panel stratégique intitulé « Investir au Bénin » a mis en lumière l’ambition et les réalisations d’un pays en pleine mutation économique. Ministres, dirigeants d’agences publiques et acteurs du secteur privé se sont relayés pour présenter un modèle résolument tourné vers l’industrialisation, l’attractivité des investissements et le partenariat public-privé.
Sindé Chekete, directeur général de l’Agence de promotion des investissements et des exportations (APIEx), a rappelé les fondamentaux qui rendent le Bénin attractif : « Le Bénin, aujourd’hui, grâce à sa position géostratégique, représente un point d’entrée vers un marché de plus de 420 millions de consommateurs. » Une aubaine pour les investisseurs désireux de s’implanter dans une région dynamique, soutenue par une politique gouvernementale volontariste, dit-il.
Ce positionnement régional est renforcé par des projets d’envergure comme le futur hub logistique et industriel du port de Cotonou : « il permettra de desservir l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique centrale et même la RDC », a souligné M. Chekete, évoquant une plateforme portuaire de quatrième génération.
Le Bénin ne se contente plus de produire, il transforme. C’est le cœur de la stratégie industrielle défendue par Létondji Béhéton, directeur général de la Société d’investissement et de promotion de l’industrie (SIPI-Bénin) : « il fallait faire un choix stratégique : transformer nos matières premières au lieu de continuer à les brader à l’exportation. »
Avec la Zone Économique Spéciale de Glo-Djigbé comme fer de lance, le pays structure un écosystème autour du coton, de la noix de cajou, du soja et même des médicaments. « Nous avons aujourd’hui une capacité de transformation de 127 000 tonnes de noix de cajou par an, soit plus de la moitié de notre production nationale. »
Pour Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, la réussite de ce modèle repose sur une conviction nationale : « Les Béninois investissent au Bénin. Nous sommes les premiers à croire en ce que nous faisons. » Elle insiste sur l’implication d’un secteur privé local engagé dans des projets structurants, symboles d’une confiance renouvelée dans le potentiel national.
Dans ce contexte de croissance, le secteur de l’hôtellerie joue également un rôle clé. Juliette Peron, directrice générale du Sofitel Cotonou Marina Hotel & Spa, a salué la montée en puissance de la capitale économique : « Cotonou est en train de devenir un véritable hub en Afrique de l’Ouest. »
L’implantation d’infrastructures haut de gamme participe à cette dynamique, en soutenant l’organisation d’événements d’envergure et en renforçant l’image du pays. « Notre démarche s’inscrit dans une logique de partenariat public-privé, avec une offre événementielle à la hauteur des ambitions du Bénin. »




