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Inclusion financière : le Kenya va limiter les transactions sans espèces

Le Kenya envisage d’interdire les paiements sans espèces pour les transactions courantes des consommateurs dans le cadre d’un nouvel amendement au projet de loi 2025 de la Banque centrale (CBK). Ce changement obligera les entreprises à accepter le cash pour les paiements inférieurs à 100.000 Ksh (775 $). Cette mesure vise à garantir que tous…

Le Kenya envisage d’interdire les paiements sans espèces pour les transactions courantes des consommateurs dans le cadre d’un nouvel amendement au projet de loi 2025 de la Banque centrale (CBK). Ce changement obligera les entreprises à accepter le cash pour les paiements inférieurs à 100.000 Ksh (775 $).

Cette mesure vise à garantir que tous les individus, y compris ceux qui n’ont pas accès aux systèmes de paiement numérique, puissent continuer à acheter des biens et services essentiels sans exclusion.

En effet, alors que les paiements numériques connaissent une croissance rapide au Kenya en raison de l’adoption généralisée des smartphones, une partie importante de la population dépend encore de l’argent liquide en raison d’obstacles tels qu’une culture numérique limitée, un mauvais accès à Internet ou un manque de services bancaires.

En imposant l’acceptation des espèces, la loi vise à protéger l’inclusion financière et à prévenir la discrimination à l’encontre des groupes vulnérables ou mal desservis de l’économie. Si le projet de loi est adopté, les entreprises qui exploitent uniquement des canaux de paiement numériques seront pénalisées pour ce qui est considéré comme des pratiques discriminatoires à l’encontre des personnes âgées et de celles qui ne sont pas expertes en technologie.

« Une majorité de Kenyans dépendent encore des transactions en espèces, tandis que certaines personnes âgées ne savent pas comment utiliser les services d’argent mobile, ce qui rend discriminatoire le fait de leur refuser l’accès aux services ou l’achat de biens en espèces », a déclaré M. Caroli Omondi, un législateur kenyan.

Le projet de loi portant modification de la Banque centrale du Kenya de 2025 vise à rendre le secteur de la fintech inclusif et à transférer la responsabilité réglementaire aux institutions de microfinance qui n’acceptent pas de dépôts.

De nombreux Kenyans, en particulier dans les zones rurales, ne disposent pas de smartphones ni de connexion Internet. Les dernières données de la CBK montrent qu’environ 37,4 millions de smartphones sont activement utilisés au Kenya, ce qui donne un taux de pénétration de 72,6 %. En revanche, les téléphones classiques ont un taux de pénétration de 59,6 %, soit 30,7 millions d’appareils.

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